Masséna, p
9. Soit au banc de sable près de l'embouchure du ruisseau de Boueieu ou Polovero; soit à la digue d'un moulin, au-dessous du Colette. (C Krebs, p. 393, note 5.)
qu'envoyer des patrouilles par le Pianale, vers Sopravia*. Deux pièces de canon enfin, postées au Colette, sur une éminencc, tirèrent quelques coups sur Dego, pour obliger les Autrichiens à répondre et à démasquer ainsi le nombre et l'emplacement de leurs batteries -.
A celte vue, l'ennemi riposta par un feu violent d'artillerie et de mousqueterie, dévoilant naïvement l'étendue et la force de ses lignes *, sans grand dommage pour les Français qui n'eurent que 4 à 5 soldats touchés et un cheval tué *. Ce feu dura pourtant deux heures et il était 4 heures quand Masséna, suffisamment renseigné, rappela ses éclaireurs. Il avait pu se convaincre que, pas plus à Dego qu'à Cosseria, on ne pouvait enlever une position aussi forte par une simple attaque brusquée. A la nuit tombante ses troupes rentraient dans leurs bivouacs de la nuit précédente ^.
11 approchait de Cairo, lorsqu'il rencontra La Harpe, accourant au bruit du canon, pour le soutenir".
Bonaparte qui aurait assisté à cette reconnaissance, monté sur un petit mulet % partageant ainsi sa journée entre Cosseria et Dego, était convaincu, dès le 13 au soir, que la capitulation de Provera n'était plus qu'une question d'heures et que, fût-elle retardée, elle n'empêcherait plus l'oITensive sur Dego, puisque Augcreau pourrait toujours tenir en échec Colli. Celui-ci d'ailleurs avait laissé passer l'occasion en demeurant immobile pendant l'assaut de Cosseria. Bonaparte donna donc ses ordres à Masséna et à La Harpe polir en finir le lendemain avec ces retranchements de Dego, sur l'importance desquels il était désormais fixé.
En eiïet, ce n'était pas seulement les débris de la brigade Bukavina, revenus de Montenolte après de longs détours >*, qui occupaient la position fortifiée de Dego; il y avait également le bataillon de Wilbem Schrôder demeuré là pendant le combat du
12 avril, et les deux régiments sardes de La Marine et de Montferrat, dont les grenadiers combattaient, à cette môme heure,
i. Ce lieu est indistinctement dénommé Sopravia ou Supcrvia. — Récit de Ecntaholc.
2. C Ki'cbs, p. 39.Ï. Un seul coup, dit Bentnbole (Arcli. G.).
3. Il ))rùla sa poudre pour éclairer les Français, d'après l'expression de la pièce 305 des Arch. de Brcil, citi-e par le c' Krebs. p. 39.j, note fi. — D'après le g"' PincUi (p. Gjd) l'ennemi aurait tiré à coups de mitraille, avec quinze pièces de gros calibre et douze bataillons.
4. G' Krebs, p. 39.5, note 6; d'après les Arch. de Breil, pièce 303.