‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 309 sur 622 · Récit de Martinel (Mémoire n» 100; Arch. G · texte numérisé non relu

Récit de Martinel (Mémoire n» 100; Arch. G

1 . Il emploie la journée du 16 au raccommodage des chaussures de la division (c' Riistow, p. 93j.

Bon. î.2

L'attaque française a donc échoué sur toute la ligne, aussi bien devant les redoutes de la Testa Nera et de Mondon que devant celles de la Pedaggiera. La plupart dos assaillants ont dû repasser la Bovina* et Augereau retourne coucher à Paroldo.

Ce chaud assaut, si vigoureusement repoussé parles intrépides soldats piémontais, coûtait aux Français plus de 600 h. tués ou blessés; les Sardes ne perdirent que 270 h. ayant uniquement combattu derrière les retranchements *,

Le réel succès des Sardes aurait dû remplir d'orgueil et de joie Colli et son armée, autant qu'il remplissait Bonaparte de confusion et l'animait d'une telle colère que, malgré l'importance de l'engagement, il n'en osa point parler clairement dans ses rapports et mêlant toutes les affaires, s'appliqua à dissimuler de son mieux la vérité '. Loin de là, ce succès n'eut d'autre résultat que de provoquer la retraite des Piémontais, décision surprenante chez une armée victorieuse et bien postée.

A la vérité, les officiers piémontais se refusaient presque à croire à leur victoire et ne considéraient que comme une feinte, une ruse de guerre, presque un piège, la reculade d'Augereau sur Paroldo. Aussi ne le poursuivirent-ils que faiblement*.

Ils estimaient en outre, qu'en dépit de leur inébranlable solidité sur les lignes de Ceva, leur voie de retraite était presque compromise. Ils présumaient, non sans raison, que le lendemain Augereau renouvellerait ses tentatives sur leur front, tandis que Sérurier poursuivrait à grands pas sa marche enveloppante vers le confluent de la Cursaglia et du Tanaro, qui n'est guère qu'à 4 ou 5 kilomètres à l'ouest de Ceva. Enfin, ils devaient croire que Masséna et La Harpe, suivis de la cavalerie de Stengel, ne s'attarderaient pas plus longtemps, et comme ils ignoraient les raisons

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