G-' Pinelli, p
le Irailé de paix définitif. Moins d'un mois après, le trailé était signé, paraphé et approuvé par les deux pays -. L'année ne s'était pas écoulée que le vieux roi, abîmé de douleur et de remords, mourait', laissant son royaume morcelé, abandonnant le berceau de sa famille, ce beau ducbé de Savoie, où naît une si forte race, et cette perle de la Méditerranée où Nice rayonne au fond do son golfe d'azur. La mort du moins le coucha dans la tombe en roi l'égnant; mais deux ans plus tard, c'est l'abdication qui arracha la couronne du front de son piétiste successeur.
On a souvent et amèrement reproché à la mémoire de Victor- Amédéc l'acceptation de l'armistice de Cherasco et de la paix qui la suivi. On a dit, on a écrit *, que l'heure des résolutions suprêmes, des décisions désespérées n'était pas sonnée pour le Piémont, qu'il y avait encore des chances, de grandes chances, non seulement de résister à la conquête française, mais de venir à bout de l'armée de Bonaparte et de lui infliger sur les rives du Pô l'un de ces désastres signalés auxquels rien ne survit. C'est en somme le thème soutenu dans le Conseil mftme du roi pai- les ])arlisans de la continuation de la gnen'O, c'est également l'avis des militaires, comme le colonel Costa-', qui tout en subissant larrèt du sort, le maudissaient, s'insurgeaient intérieurement conli'c lui, et conseillaient au roi des résolutions ultra-viriles dont eux-mêmes se refusaient à porter la responsabilité.
Tel fut au surplus l'avis de l'Empereur et des souverains de l'Europe. Si Beaulieu avait conçu une « violente irritation" » des pourparlers que lui révéla Gherardini, la fureur de la Cour d'Autriche fut indicible. CoUoredo ne se gêna pas pour dire que