‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 421 sur 622 · G»' Gauthier à Berthier, 6 mai; Registre A.-U (Arch. G · texte numérisé non relu

G»' Gauthier à Berthier, 6 mai; Registre A.-U (Arch. G

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les exploits des Barbets ne se ralentissaient pas et les gendarmes mêmes envoyés comme plantons périssaient assassinés', ainsi que les militaires isolés et les courriers.

Aussi le pillage était-il toujours « horrible- » et les troupes d'élite même donnaient l'exemple du désordre 3; la 23'' (alors 84") se signalait particulièrement par ses brigandages* ainsi que la cavalerie qui pillait tout et partout, même chez les curés '^.

Les adjurationsles plus pathétiques, les menaces, les châtiments mômes n'y pouvaient rien et cette plaie de l'armée semblait incurable. En vain Bonaparte en appelait « à tous les soldats vraiment républicains, et c'est en appeler à toute l'armée" »; en vain Augereau déclarait qu'il ne pouvait plus servir son « pais » (sic) « dans le sein du déshonneur » et que « tout ce qu'il y a de brave et de zélé dans l'armée n'est pas moins rebuté que moi" » ; le brigandage qu'on persistait à afflrmer « suscité par nos ennemis^ » ne diminuait en rien, pas plus du reste que la cause ou le prétexte qui l'avait fait naître. Car Augereau, si indigné, si écœuré, était le premier à reconnaître que sa troupe exténuée de fatigue était sans souliers, ajoutant malicieusement : « J'en ai beaucoup, mais c'est en promesse'' «, et à confesser que le pain, rare, était en plus de mauvaise qualité.

Bonaparte faisait rimpossil)le pour ramener l'ordre, préférant, s'il n'y réussissait pas, « cesser de commander à ces brigands », et espérant « tout du génie de la Répuldique, de la bravoure des soldats, de l'harmonie des chefs et de la confiance qu'on me

1. Les Barbets viennent d'assassiner à Sospol 3 hommes et de voler 8 chevaux (i:"' Gauthier à Bcrthicr, 3 mai). Il s'est commis des assassinats dans plusieurs villages contre lesquels je vais sévir ; 2 gendarmes envoyés au g»' Pelletier n'ont pas reparu (Meynier à Bonaparte, 11 mai). 1 courrier et 2 hommes conduisant (> chevaux ont été assassinés au delà de Nizza (Meynier à Berthier, 17 mai). Aussi Meynier demandait-il l'autorisation de faire juger militairement les Barbets, 18 mai

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