Voir ci-dessus, note
témoigne' », ses efforts demeuraient, au moins au point de vue du pillage, totalement impuissants*.
Le Directoire avait bien renouvelé, et étendu à l'armée des Alpes, les pouvoirs de Saliceti et de Garrau^; cette mesure n'améliorait en rien la situation, d'autant que Saliceti, s'était laissé voler son cachet et sa griiïo", ce qui ne pouvait qu'ajouter au désordre, par les faux que l'auteur du larcin ne devait pas manquer de commettre.
D'ailleurs de sourds dissentiments aigrissaient les esprits à ce moment dans l'entourage direct du jeune général. Le Directoire avait adressé aux divers généraux, même à Stengel dont il ignorait la mort, des lettres d'éloges sur leur conduite*. Berthier seul n'en avait pas reçu*^, et sans doute il exhala son mécontentement en termes plus vifs qu'à son ordinaire, car aussitôt Bonaparte écrivit : « Depuis le commencement de la campagne, Berthier a toujours passé la journée auprès de moi au combat, et la nuit à son bureau; il est impossible de joindre plus d'activité, de bonne volonté et de connaissances. Je lui ai, ajuste titre, rendu la moitié des choses flatteuses et honorables que vous m'exprimez dans vos lettres'. »
Saliceti renchérit encore : « C'est à son zèle infatigable, à son activité, à son énergie, à ses talents militaires et vraiment précieux