‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 469 sur 622 · Bonaparte à Masséna, 10 mai (Arch. G · texte numérisé non relu

Bonaparte à Masséna, 10 mai (Arch. G

lorsqu'il indiqua que Bcaulieu s'était replié sur Lodi '. Toutefois comme l'on ignorait s'il ne restait pas de troupes autrichiennes entre Pavie et Lodi, surlesbordsduLambro, Augereauseproposait de faire, le 10 mai au malin, une reconnaissance sur Belgiojoso ^. Muni de ces divers renseignements, Bonaparte en conclut avec justesse qu'il n'y avait plus d'espoir d'arrêter Beaulieu entre leTessin et l'Adda et quil ne restait d'autre ressource que de l'atteindre sur les bords de celte rivière, ou immédiatement au delà, s'il avait pu en eiïcctuer le passage. Il était nécessaire au préalable, de s'assurer qu'au cours de la poursuite contre Beaulieu, on ne risquerait pas d'être assailli en flanc ou en queue par quelqu'un des nombreux délacbements entre lesquels le généralissime autrichien avait fractionné sa petite armée.

Dans ce but, Kilmaine, avec 500 chevaux de l'avant-garde, devait se porter vers San-Colombanoet môme San-Angelo-Lodigiano, afin d'y remplir, vers la route de Pavie et sur le cours du Lambro, la mission d'exploration que s'était d'abord assignée Augereau^. Celui-ci au contraire devait, depuis Borghetto, pousser des reconnaissances sur la route directe de Plaisance à Lodi, dans les environs de Gasalpusterlengo, afin de se lier aux mouvements de l'avant-garde, de la cavalerie, et delà division Masséna. Il avait ordre de suivre l'ennemi « le plus près possible », sans toutefois se compromettre *. Sur celte même route. Masséna, précédé de l'avant-garde, lançait aussi des reconnaissances jusqu'à 3 ou 4 milles en avant*. La division Sérurier, parvenue la veille à Castel San-Giovanni, poursuivait rapidement sa marche sur Plaisance et devait y passer le Pô dans l'après-midi et la soirée, tandis que Ménard restait à Maleo, observant et làtant Pizzighellone. L'aide de camp Mai'mont alla reconnaître cette place le malin; il la trouva démantelée, mais à l'abri d'un coup de main. Ne pouvant s'en emparerpar surprise, il fallut la masquer, car de là les Autrichiens occupaient une position de flanc qui couvrait la l'oute de Milan et leur permettait de déboucher par derrière ". C'est le rôle qui échut à la division Ménard.

Bonaparte se dirigea alors sur Zorlesco où, se mettant à la tête de lavant-garde de Dallemagne qui y avait couché, il s'avança

1. Aiifrereau à Bonaparte, 9 mai ; registre de correspondance du maréchal communii|i'é .111 Dépôt (le la Guerre en 1S24 (Arcli. G.).

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