ACTIONS
lo Siège et prise de Toulon,
2" Expédition d'Oaeille; prise de la vallée de Loano, Garessio, Ormea; combat de la Brigi; siège et prise de Saorgio.
3' Bataille du Gairo; expédition maritime.
4° Conquête du Piémont.
5" Passage du Pô; passage de TAdda; prise de Pizzighetone; reddition de Pavie; bataille de Borghetto; siège de Mantoue; reprise de Brescia; reprise de Salo; combat de Lonato.
L'aide de camp du général en chef, Louis BONAPARTK.
P. S. Gi-joint trois brevets, signés de Salicetti, Turreau, Aubert-Dubayet.
Or, tout est inexact dans cet incroyable document, à commencer par la date de la naissance. Mais, à quoi bon se gêner, le général Bonaparte était déjà de ceux auxquels le Directoire n'osait plus rien refuser. La nomination de Louis, au 5* hussards, fut bel et bien acceptée et confirmée ^ Ce fut en cette qualité que Louis fit le reste la campagne.
En 1798, il accompagna son frère en Egypte et le quitta, le H mars 1799, au moment où il se mettait en marche pour la Syrie. Louis était gravement ma-
1. Mss. A. G.i.e Directoire exécutif arrête : « Le citoyen Bonaparte, aide de camp capitaine, sera attaché a en son grade au 5« régiment de hussards. »
12 veuiléaraiic an V (13 o.lubre 1796}.
ANNÉE 1797. Wl
lade des suites d'une affection chronique, contractée en Italie ^ Après une traversée difficile, il débarqua à Ajaccio. A peine à terre, il écrivit au Directoire pour lui faire part des nouvellesdont il était porteur'. Quelques semaines plus tard, il était à Paris, installé chez son frère et en quête de son grade de chef d*escàdrons.
Renvoyée au ministère de la guerre', sa pétition futTobjet d'un rapport spécial, dont les conclusions lui furent favorables. Le 2 août, Louis était promu. Aussitôt après, il partait pour les eaux des Pyrénées et, à son retour, le 3 octobre, demandait à Dubois de Crancé, alors ministre de la guerre : « qu'en atten- « dant que l'on reçût des nouvelles officielles de l'ar- « mée d'Orient, par laquelle il recevait des ordres,
1. On lit dans le Mémorial de Sainte-Hélène: « Les belles itaa liennes eurent beau déployer leurs grâces, je fus insensible à u leurs séductions. Elles s'en dédommageaient avec ma suite. tt Une d'elles, la comtesse C... laissa à Louis, lorsque nous pas- <v sâmes à Brescia, un gage de ses faveurs dont il se souviendra « longtemps. »