PIÈCE N* XXXV
l'abandon du BOI de ROME.
Schœnbrunn, le 29 juillet 1814.
Madame la comtesse de Montesquiou à son mari.
« Mon cher ami, ne me faites pas un devoir de mon retour en France; ainsi que je vous Tai déjà mandé, vous me mettriez dans le plus grand embarras, et ma conscience, toute ma vie, me reprocherait quelque chose. Si cet enfant avait une mère, à la bonne heure; je le déposerais dans ses mains et je serais tranquille ; mais ce n'est rien moins que cela; c*est une personne plus indifférente à son sort que la dernière étrangère qu'il a à son service, sans compter que tout ce qui Ta suivi me suivrait encore si je voulais le quitter, faute de moyen de pouvoir y rester; tant que j'y suis, elles ont quelqu'un pour les consoler ; moi de moins, elles ne sauraient plus que devenir, et ce serait le pauvre enfant qui en souffrirait. Voilà quel est mon projet et ma dernière promesse: à ans de le mener où il doit s'établir, et d'y employer quelques mois à y organiser au moins quelque chose pour me remplacer ; cela subsistera ou ne subsistera pas, mais j'aurai fait tout ce qu'une honnête
personoe doit faire, en se déchargeant d'un dépôt cfui lA a été confié. Il est évident que si je ne calculais que mes sentiments, mon avantage et mes goûts, je ne resterais pas ici quinze jours de plus; mais je ne crois même pas possible de consulter tout cela pour me déterminer. Nous sommes une troupe qui pleurons souvent auprès de ce berceau, non pas pour les avantages qu'il a perdus; car, selon moi, il sera beaucoup plus heureux qu'il ne l'aurait été, mais c'est sur ce qui lui manque d'ailleurs et qui est pour tous les auêreSf k premier bien. »
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FIN DU Ll^fÈ*u,tH Ml(:iS«