PIEGE N» XXXIX
'osepH Bonaparte a M. dMsoard a Aix.
(26 août 1785.)
Monsieur et cher ami,
« Je profite de Toccasion que m'offre un de mes compatriotes pour avoir Thonneur de vous donner de mes nouvelles, qui en effet sont telles que je désire que soient celles de toute votre charmante famille.
« Au mois de novembre, j'espère avoir l'honneur de TOUS revoir à Aix, où je ferai mon droit. Je vous prie de présenter mes respects à Madame votre mère. Monsieur Totre frère et tous ceux de ma connaissauce.
« Je m'ijnagine qu'un de mes frères (Lucien) sera arrivé à Aix ou du moins y arrivera bientôt. C'est un échappé *de l'école militaire de Brfenne, qui, ne se sentant aucune disposition pour le service de notre bon Roy, se réfugie au petit séminaire d'Aix, où à l'ombre de l'autel, il puisse en liberté suivre son inclination et augmenter le beat Escadron.
i( Je vous prie de lui témoigner le quart des bontés que vous avez eu pour moi et il aura lieu de vous remercier infiniment,
« J'ai l'honneur d'être, avec le plus sincère attachement, Monsieur et cher ami, votre très humble et très affectionné serviteur et ami. »
BUO^APARTE
as APPBNDICB.