PIÈGE N'» XLIII
Lettre de Joseph Bonaparte a M. James fils, a Chagnt»
Flvence, le 29 juin 1789.
M. James est son ami de collège ; la lettre qu'il vient de recevoir de lui Ta surpris, car il n'avait guère lieu d'en attendre après deux ans de séparation. Elle Ta charmé, car ce n*est point sans chagrin qu'il pensait à l'interruption d'une liaison qui embellit encore à ses yeux le temps des études qu'il a passé avec lui. Détails intéressants : doux épanchements de l'amitié. Il se trouve actuellement à la cour du grand-duc de Toscane, auquel il a eu l'honneur d'être présenté l'autre, jour comme originaire de ses États et membre d'une famille distinguée et très ancienne dans ces pays ; la branche aînée, qui était celle de Toscane, s'est éteinte et les a laissés héritiers. C'est ce qui l'a appelé à Florence, etc.
PIÈCE NO XLIV Joseph Bonaparte a James fils.
Ajaccio, le 10 novembre 1790.
Il discute sa profession de foi sur la Révolution actuelle, et espère que peu à peu les progrès et l'affermissemeat de la Constitution, le persuadront dç sa bonté, et que, éloigné du moment de la crise et de Tespèce d'anarchie qui a dû la précéder, il n'entreverra dans cela que l'effet nécessaire d'un renversement aussi total. Détails très intéressants sur sa famille qui remonte au onzième siècle, sur leur situation actuelle de fortune et de position sociale en Corse... « Nous sommes beaucoup d'enfants, « tu en connais trois, une à Paris quatre, mon frère l'of- « ficier en mené un autre (Lucien) avec lui qui va entrer ^ aussi dans l'artillerie.,. »