PIÈCE »• XXV
Lettbb i>e il m «âmciiAL >ins oinsiâK, «Mm ds Lifox»
A IL mCaaishb»
«mttwM<Iiàgé),«rîb mi.
H. deLapoype dît qu'en 1806^ en revenant des prisons^ d'Angleterre, il fut délaissé et oublié par Napoléon, à qui il finit par adresser une lettre un peu vive, dans laquelle se trouvait cette phrase : « Je ue suis point accoutumé à adresser des demandes à votre Majesté, je ne réclame^ que ce qui est dû à mon grade et à mon ancienneté, laissant à ceux qui vous entourent et qui peut être ne vous sont pas si dévoués que moi, ou ne le sont pas d'une maniera
PlàCRS A L*APPUI. nl5
juiasi dédiatéressée^ les faveurs et les distinctions que je recevrais avec reconnaiwince, mai» que je ne réclametaift jamaisk. » Peu de joufs après, j'obtins le commandemcfti è'tme divîtien d» riniérieur..,. Beaucoup de ceux fui «ntoaroientreflii^reiir étaient jalouat de moL.« Après ît Àègd de Touiony, je fins iiMnnié geaverneur de Marsolle et commandanii de» cétcs» Bo&a|Murte fui nommé eommandani de Tartillene de ma divisicai. Q proposa au représentant da peuple Maigxiei et aan» m'en prévenir d'armer Iq» ibrta,, comme il» Vêtaient soua Tancien régime, contre la ville et contre la mer* Ce fui un grand scandaile à la société des Jacobins, et je fus dénoncé comme l'auteur de la proposition. La Convention natiotîonale ordonna ma traduction à la barre, et celle de mon commandant d'artillerie; la Convention était convaincue que cette proposition avait été faite d'après mes ordres. Bonaparte alarmé par cette nouvelle vint me trouver et nous résolûmes d'obtenir du représentant Maignet, un ordre à Bonaparte de rester à son poste, tandis que j'irais répondre pour lui et pour moi. C'était pour l'époque une position assez périlleuse. Je lui dis : si l'affaire tourne mal, tu pourras facilement mettre ta personne en sûreté, étant sur les côtes, mais j'espère une bonne chance.
J'obtins l'arrêté. Au lieu du commandant général de mon artillerie, je conduisis le commandant particulier de Marseille, le chef de brigade Lagay. Une circonstance assez singulière fut cause de mon salut et de celui de Bonaparte. Il se trouva heureusement parmi les secrétaires de la Convention un ancien garde du corps,- mon ami, qui chargé de la rédaction du décret de comparution, comprenant toute la gravité qui menaçait, si le décret était exécuté selon la sévérité rigoureuse des ternies, substitua aux mots sont traduits , ceux-ci : sont mandés. Avec les premières, j'aurais été ainsi que Bonaparte arrêté, conduit à Paris par la gendarmerie et
51G APPENDICB.
envoyé devant le tribunal révolutionnaire. C'était alors la marche ; mais je parus librement à la barre, et j'eus le bonheur de repousser Taccusation, pour mon compte d'abord, et ensuite pour Bonaparte, en faisant considérer la criminelle proposition comme n'étant qu'une errear d'un jeune homme zélé, qui avait trouvé dans les instructions que la défense des forts devait être mise en bon état, sur l'exclusion de la partie qui regardait la cité. Je fus soutenu par Barras; ma victoire fut complète, etc..
« ... Je n'ai pas conservé une seule note.. Ces événe nements remontent à 47 ans et j'ai 83 ans... * »
1. Cette letlre est extraite de la ooUectiou de U. de Coitoa (de UontélÛM^
; UMiVFr:6ï7Y |
muiiim
:||||p:1llr
-iih
1 il
' 1- - Il •' "- \iî\\
lis s i l|il
i-.i ,4\ ' :M:S ils