‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 64 sur 190 · Cette compagnie était commandée par le capitaine Debelle · texte numérisé non relu

Cette compagnie était commandée par le capitaine Debelle

S. Des six lieutenants-colonels, il n'en restait plus que trois, MM. Dujardf Deydier et Lagrange; trois capitaines, MM. Champeaux, La Catonne et Boliemont, étaient passés lieutenantscolonels.

ANNÉE 1792. îO.'y

réintégration, Bonaparte se trouvait déjà passé à l'ancienneté à la quatrième classe de son grade \

La campagne promettait d'être intéressante et fructueuse. La Savoie et le comté de Nice allaient être envahis. Mais il ne fallait pas connaître Bonaparte pour le supposer capable d'agir comme tout le monde. Il pratiquait déjà cette maxime qu'il devait exposer plus tard si catégoriquement à sa femme* : « Je ne suis pas un homme comme un autre, et les « lois de morale et de convenance (il aurait pu ajou- « ter de Thonneur) ne peuvent être faites pour moi.» Il avait en effet d*autres idées en tête. D'ailleurs, il n'était pas fâché de retourner à Ajaccio, ne fût-ce que pour prouver au colonel Maillard, aux Peraldi et aux gens de leur coterie que leurs plaintes n'avaient pas eu tout le succès attendu.

La suppression de la maison de Saint-Louis lui ser- Tit de prétexte. Il obtint l'autorisation de conduire sa jeune sœur dans sa famille. Dès le lendemain, il se mettait en route sans même toucher l'arriéré de ses appointements. Il se contenta d'envoyer un mot au quartier-maître de son régiment à Grenoble, pour le prier de lui faire parvenir les quinze cents livres auxquelles il avait droit ••

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