‹ BonaventureChapitre 20 sur 42 · SCENE vm · texte numérisé non relu

SCENE vm

Les Mêmes, BONAVENTURE.

Il parait à la friirlre en fril-dc-hreuf du pavillon : il lient à la main un pilon de volaille qu'il est en train de ronger.

Jardinière, je ne suis pas égaré.

M'°<= LAKOSE.

Qu'est-ce que vous faites donc la-haut?

Je ronge un pilon.

M^e LAROSK.

Mais la soupe vous aitfnd.

Vous pouvez prendre votre nourriture sans moi.

M™*^ LAROSE

Comment, sans vous?

BONAVENTCRE.

Je vous autorise même à prendre un autre garçon jardinier.

M"* LAROSE

Il me plante là !

L'Ecloppé se met à rire.

J'ai cet avantage.

Il disparaît.

M™» LAROSE, à elle-même.

Ah ! scélérate de femme de chambre! j'aurais dû m'en douter.

Air : Final, l" ncle, dit Lac de Gomhorre. Quoi I si vile Il mê quitte!...

Ah ! quelle trahison !

Dieu sait Si je me'rile Du pareil abandon!...

L'Ecloppe,aprés avoir présente' la soupière à tii'"' Laroso, qui l'a repoussée, se met à table tout seul et mangea même la terrine.

BONAVENTURE, reparaisisant à la fenêtre. Ah! pardon, j'oubliais...

M"*^ LAROSK, vivement.

Il reparaîi a la fenêtre?

BONAVKNTUIIK.

J'ai une restitution à vous faire.. .la défroque de feu Larose... {Ilote la redinyoïtcde Laroseei en fait unpuqiiet.Se suis bon garçon, et je ne vous en veux pas... je ne vous aurais jamais quittée si je n'avais pas trouvé mieui. Enfin, voila votre paquet. (// le jette. Gare là-dessous.

Le p.iqucl tombe sur le dos de L''Ëcloppé qui al Un porter la cuiller à sa liôticlie.

Hc/irise de l'air.

E^SEMBL^;.

Quoi ! si vile il me quitte!... elc.

l'écloppé, à lui-même.

Quoi! si vile Il la quille !...

Pour elle quel affront!

Je trouv' qu'elle mérite Un pareil abandon I

Oui, ma tliere, je vous quitte- Moi, je suis sans façon.

Consolez-vuus bien vite.

Eu changeant de garçon.

il/"'« Larose sort an fond, tris-agitve, en faisant des siffnes de menace. L'Ecloppé s'est nniis à innni;er ; Bonai'enliire Us regarde en riant.

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