SCENE XV. U
le docteur, se baissant vivement.
’ Prends-le par les pieds.
(Il laisse tomber sa lanterne sur Pantalon.)
pantalon, se dressant sur son séant.
Qui va làî
( Un gémissement sort du canapé.) pantalon, poussant un cri et s’élançant à l'avant-scène.
Ah!
ENSEMBLE
. Quel son lugubre et traînant I
Est-ce la voix d’un revenant?
(Le Docteur se blottit sous la table, Pantalon derrière le canapé, Colombine se laisse tomber au fond, près de la croisée, sur une chaise.)
lelio, qui a soulevé le coussin du canapé et s’est mis sur son séant.
Où suis-jeî qui m’a porté là ?
Autour de moi je tâte, je regarde...
Ai-je dormi ? par mégarde M’aurait-on enterré déjà ?
ENSEMBLE
La frayeur m’oppresse.
La nuit, l'ombre épaisse Glacent mon cœur De terreur.
Hélas 1 hélas I je sens faiblir mon cœur.
En vain j’écoute :
Plus aucun bruit.
C'était un rêve sans doute.
Ou le chant d’un oiseau de nuit.
(Il regagne d tâtons son canapé, s’y jette de confiance, et tombe au fond dans les bras de Lélio qui pousse un cri.)
tous, courant deçà et delà.
Au feu I de la lumière ! alerte 1 le tocsin I A la garde 1 au voleur I au meurtre ! à l’assassin I
SOBKB XVI.
PANTALON, ISABELLE, avec des flambeaux, LE DOCTEUR,
COLOMBINE
LUCRÈCE et ISABELLE.
Ici nous accourons : quel lutin Ainsi vqus agite ?
Parlez ! parlez bien rite.
Répondez enfin.
le docteur, coloMbine, pantalon et lelio, d la foui A l'assassin 1
(Lélio qui s' était d’abord caché derrière le canapé, se trouve en ce moment au milieu de tout le monde.)
COLOMBINE, poussant un cri. , , •
Ah!
LUCRÈCE et ISABELLE.
Lui !
td DOCTEUR H PANTALON.
Ciel!
( Tous les personnages se considèrent tour d tour avec la plus grande surprise.)
pantalon, d Lelio.
C’est toi !