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Senta -Grotz : Porge de Senta -Crotz; cimetière de Sainte -Croix (2, 22). — Ce cimetière se divisait, d'après les anciens titres, en grand et en petit cimetière. Le grand était situé au nord et au nord-ouest de l'église. En 1733, il était très réduit; il n'occupait que la place située au nord-ouest du collatéral septentrional servant de paroisse [Lattre]. La plupart des maisons des rues Brenet et Acan sont bâties dans l'ancien cimetière; ceci résulte du texte suivant : «Vente faite (en 1302), par » Raymond-Arnaud de La Grave à Arnaud Harros, d'une maison située » dans la sauvetat de Saincte- Croix, joignant le cimetière et l'yme mer, » chemin commun entre ladite maison et la mer. » En marge est écrit : « rue Fusterie » [Inv. Ste-Cr.]. Un ancien plan [PI. mss., n° 135] met ce cimetière au bout de la rue Nacaran. Il s'étendait à l'ouest et au nord du couvent; en effet, en 1337, une maison, sise au Peyrat, était devant le cimetière, auquel aboutissait la rue du Port, qui passe au nord de l'église :
« Reconnaissance par Guilhem de Gascq, en faveur de l'abbé, d'une demi- » maison, au bout de la rue du Port, vers le cimetière » [Inv. Ste-Cr.].
Le petit cimetière, appelé aussi cimetière des Moines, était à l'est de la chapelle de La Magdéleine, construite elle-même derrière les absides de l'église : « Saisie et adjudication, dit un titre de 1475 [Inv. Ste-Cr.], d'une » maison et jardin situés entre le petit cimetière et la rue du Moulin, » d'autorité du sous-maire de Bordeaux, en faveur du syndic de l'abbaye, » le tout situé en la sauveté de Sainte- Croix. »
Senta-Eulalia : Porge de Senta-Eulalia ; cimetière de Sainte-Eulalie (7, 17). — Ce cimetière entourait l'église au moyen âge; et c'est ainsi qu'il est encore tracé dans le plan de Lattre.
GHA RNIERS
Chaque cimetière avait son charnier sur lequel on élevait généralement une chapelle mortuaire. Cette chapelle était surmontée d'un clocher ou d'un campanile qui avait quelquefois une grande élévation.
Sent-Jacmes : Carney de Sent-Jacmes; charnier de Saint-Jacques (6, 20). — Ce charnier était au-dessous de la chapelle de La Magdeleine, située près de l'hôpital Saint- Jacques, au bout septentrional de la rue du
Mirait, sur le bord des fossés : « super carnerio, seu cappella vocata
» Sancte-Marie-Magdalene, sita prope dictum hospitale Sancti-Jacobi, juxta
» fossatum ville Burdegalensis, in predicta parrochia Sancti-Elegii »
Cette chapelle se trouvait, lorsqu'elle fut démolie, sur un terrain dépendant du Collège des Jésuites. « On assure, dit Baurein [Ms., p. 57, v°], que » lorsqu'on creusa les fondements des maisons qui sont au bout de la rue » du Mirait, vis-à-vis la place du May, on trouva plusieurs tombeaux et » les restes de cette chapelle, qui avait été détruite dès l'an 1548. »
Sent-Miqueu : Carney de Sent-Miqueu; charnier de Saint-Michel (4, 22). — Le charnier de Saint-Micliel était sous une chapelle existant bien avant la construction du clocher, qui ne fut bâti sur le même emplacement qu'en 1472 [Var. Bord., t. V, p. 150 et suiv.]. Lors de la dernière restauration de ce clocher, M. Abadie, architecte chargé de ces travaux, a découvert le caveau de la chapelle primitive, qui était construite en style roman. Le charnier fut alors laissé dans l'étage inférieur du clocher qui, avant cette restauration, renfermait encore une quantité considérable d'ossements, et des cadavres desséchés presque aussi bien conservés que les momies d'Egypte.
Sent-Pey : Carney de Sent-Pey; charnier de Saint-Pierre. — L'emplacement du charnier de Saint-Pierre « a servi à former la petite place
» au devant de la porte de la cour des Aydes. » Cet emplacement, qui était derrière l'abside de Saint-Pierre, fut déblayé en 1738. Les ossements qu'on en retira furent portés sur les voûtes de l'église [Arch. mun., GG, Egl.].
Sent-Seurin : Carney de Sent-Seurin; charnier de Saint- Seurin. — Le charnier de Saint-Seurin, situé dans le cimetière de cette paroisse, était surmonté d'une chapelle [Var. Bord., t. V, p. 152]. (Voir chapelles de Saint-Georges et du Saint-Esprit, p. 346 et 347.)