Hist. de l'Église, t. Il, p
3. Hist. de l'Église, t. II, p. 1533. — Cf. Juriec, Lett. paslor., t. 111, 1. x, p. 222.
Signalons quelques autres erreurs de ce genre. Bossuet (I. XI, a° xxvii) désigne Henri IV comme empereur d'Allemagne en 1052 : c'était Henri III. — Il a dit qu' «Arminius trouva un terrible adversaire en la personne de François Goraarus, professpur en théologie dans l'Académie deGroningue, » or Goraar ne fut professeur à Groningue que longtemps après la mort d'Arrainius (Bibl. CHOISIE, t. II, p. 159). — H place en 1017, et non en 1022, la découverte, sous le roi Robert, des hérétiques jualistes d'Orléans. Il est trompé, comme Baronius, par un texte probablement altéré de Raoul Glaber (III, 8). Cf. Pfister, Études sur le r'eç/ne de Robert le Pieux, p. 331, n. 2. — Il n'a pas su (1. VllI, no LViii), que la consultation dps théologiens de Wittenberg touchant le divorce et le second mariage d'Henri VIII est de 1535-15-36) (Bavle, Dict. crit., art. Barnes, rem. G.)- — H a eu tort de dire (I. VIII, n» xxxvii) que Westphal a été un des inventeurs de la doctrine luthérienne de l'Ubiquité (Bayle, ibid., art. Westphal, rem. G.).
Sur l'exactitude ordinaire du récit de Bossuet, voir plus haut, p. 154, n. 1, n. 418, n. 4, p. 428, n. 4, n. 484, r.. 2; et Daxgler, Polémique de Bossuet contre les Protestants, thèse de Strasbourg, 1866, p. 2, 22.
voit, insignifiantes; ni certains jugements trop exclusifs, mais rares et, après tout, encore aujourd'hui défendables, n'entament la valeur totale d'une histoire où règne une presque continuelle vérité.
Quand Bossuet, dans un de ses Avertissements, déclare que son ouvrage est resté, en somme, et restera a inviolable* », cette fois il a e^xacteinent raison.
Analysée isolément et en elle-même, l'Histoire des Variations nous est apparue, — dans ses sources d'abord^ — comme le résultat de lectures considérables, de recherches exactes, dont la poursuite a pu aisément remplir quatre ans de travail. Si l'on essaie de se mettre à la place de l'auteur et de recommencer, après lui, les études qu'il a dû faire, on se convainc que, sur toutes les questions où il a touché, il a recueilli des informations presque toujours complètes, toujours judicieusement choisies, parlois plus particulières et plus rares qu'on ne pourrait s'y attendre.
En vérifiant de près sa méthode^, en décomposant par le menu le procédé qu'il suit dans l'investigation de la réalité historique, on y découvre une rigueur, une prudence, un soin méticuleux et précis dont on n'oserait, a priori, croire capable un esprit naturellement oratoire et ordinairement synthétique.
En comparant enfin les conclusions^ que, sur de certains points, il exprime, avec celles que ses prédécesseurs avaient adoptées, on constate que parfois il ose substituer, aux théories généralement acceptées de son temps, des vues toutes différentes, auxquelles la science moderne, avec son acquis plus étendu et ses méthodes plus sûres, est naguère revenue.
Par conséquent les deux épreuves auxquelles il est juste et nécessaire de soumettre un ouvrage historique dont il