‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 69 sur 329 · Part. II, ch. iii et rv · texte numérisé non relu

Part. II, ch. iii et rv

7. Trad. déf., part. II, ch. xvi; cf. Traite: des deux Espèces, part. I. ch. ii.

licences d'exég-èse qu'autorise le «sens figuré». Et cependant, à la différence des écrivains de Port-Royal, que nous avons vu rechigner parfois contre cette corvée insolite et pénible, Bossuet prend vaillamment son parti d'être forcé de devenir, comme il dit lui-même, si « vétillard»'. Il se met sans dédain, sans protestation, à cette besogne modeste. Il se convainc de la nécessité de ces précautions de forme, qui assurent la sincérité de la recherche et, seules, peuvent donner chance à une discussion d'avancer; il reconnaît que, pour ne pas risquer d'affaiblir, même involontairement, les objections des adversaires, il est bon de toujours citer, dans leur intégrité ^ les textes controversés et d'en convenir tout d'abord, comme on convient des définitions en logique; il s'assure qu'il est indispensable de ne pas citer pêle-mêle les textes, sans distinction de temps ; il s'exerce à déterminer par conjecture les dates des documents, en les rapprochant pour les idées, pour le ton, pour le style, d'autres documents datés et de faits connus \ Il s'apprend enfin, et de bon cœur, à manier régulièrement les procédés de l'exactitude rigoureuse, littérale, terre à terre^ « à la bénédictine », car il en aperçoit la vertu.

Mais il y a plus : ces soins méticuleux, qu'il affronte par devoir, le séduisent. Il y prend goût, il y met son honneur. «Il m'importe», dit-il, «que le lecteur

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