Voir les lettres du 28 septembre et du 15 octobre
it'
Bulteau de Pré ville ^ Malezieii, Le Picard d'Aspremont, qui déjà, quand Bossuet composait le Discours sur l'histoire universelle , avaient réuni des documents et copié des extraits pour son compte^, travaillèrent-ils de nouveau pour lui lorsqu'il composa V Histoire des Variations^l Rien ne le prouve et l'on en peut douter. La science la plus étendue a ses bornes, et la plupart des « doctes » que nous venons de nommer étaient trop plongés dans l'étude spéciale des premiers Pères et de l'Eglise du moyen âge, pour avoir eu le loisir de s'instruire aussi complètement de l'histoire moderne*. Tout au plus Bossuet pouvait-il tirer quelque parti de leurs lumières pour l'histoire des Albigeois et des Vaudois. S'ils l'ont aidé, en tout cas leur concours s'est borné, on peut le croire, à faire pour lui ce que firent Obrecht , Pirot , Lefeuvre , Renaudot : c'est-à-dire à lui indiquer, à lui traduire, au besoin, des documents , à copier pour lui quelques passages de manuscrits ou de livres peu répandus ^
Encore ces secours ont-ils dû être rares. Car, d'une part, pour ce qui est des livres dont Bossuet devait avoir besoin, nous savons que sa riche bibliothèque ne contenait pas seulement des ouvrages de théologie, mais aussi la grande majorité des textes originaux, des collections de documents et des bons ouvrages de seconde main relatifs à l'histoire civile ou religieuse des