‹ BossuetChapitre 38 sur 49 · A L'ÉCOLE NORMALE · texte numérisé non relu

A L'ÉCOLE NORMALE

SUR BOSSUEÏ EN 1890-1891*

Introduction. '

L — Que Bossuet est, avec Voltaire, de tous nos grands écrivains celui dont l'œuvre et la vie sont le plus intimement unies. — Les époques de la vie de Bossuet.

IL — Bossuet et Voltaire. — Qu'ils se trouvent, l'un et Fautre, résumer deux aspects du génie français, deux époques de notre histoire nationale, et comme deux formes de l'esprit humain. — De la place éminente de Bossuet dans notre littérature nationale.

III. — Si Bossuet, comme l'ont dit la plupart de ses critiques, depuis Sainte-Beuve, est inférieur à Cicéron et à Démosthène pour s'être occupé de théologie. — Qu'il faut, d'autre part, se défendre préjudiciellement contre la fin de non-recevoir qu'on nous oppose de l'autre côté. — Que la théologie n'est pas une science qui, comme

i. Ces sommaires ont été rédigés, d'après des notes d'anciens élèves de Brunetière, par M. Alphonse Dieuzeide.

l'algèbre ou la physique, existe indépendamment de ses conséquences. — Du droit que nous avons d'en connaître.

PREMIÈRE LEÇON Histoire de la jeunesse de Bossuet.

I. — Son pays; sa famille. — Ce qu'il faut retenir de ses origines pour expliquer ses idées. — Le trait dominant de sa nature : la douceur et, à ce propos, de la valeur du mot célèbre : c Le style, c'est l'homme ». — Premières étapes de sa carrière sacerdotale.

II. — Ses études à Dijon, au collège des Godrans, puis à Paris, au collège de Navarre. — Son éducation classique et, à ce propos, s'il a étudié le grec à fond comme le prétendent ses biographes. — Ses relations mondaines : Bossuet et l'Hôtel de Rambouillet. — Ses triomphes en Sorbonne. — Histoire d'un prétendu mariage de Bossuet, mise en circulation par Jurieu et complaisamment colportée par Voltaire. — Fond de candeur et de naïveté chez Bossuet expliqué par le caractère exclusif de son éducation. — Ce qui lui a manqué : la connaissance de u l'homme particulier ».

III. — La Méditation sur la brièveté de la vie (1648). — Comment ce morceau, en son temps révélateur du génie de Bossuet, est une sorte d'introduction naturelle à son œuvre religieuse et nous le montre, dès sa vingt et unième année, fondant sa croyance sur ce qu'il y a de plus profond dans l'ordre philosophique. — A ce propos, si l'on peut dire que Bossuet ait eu des doutes et en quel sens on doit l'entendre.

DEUXIÈME LEÇON Études et travaux de Bossuet à Metz.

I. — Le milieu où il a vécu à Metz : ses parents; ses protecteurs. — Ce qu'il apportait de Paris. (A ce propos, de l'influence de Descartes au xvii^ siècle et, s'il est vrai, comme on l'a dit, que Bossuet l'ait subie.)

II. — Ce qui lui manque encore et ce qu'il s'applique à acquérir : la connaissance des Pères. — Lesquels a-t-il plus particulièrement étudiés? — Sa prédilection pour saint Augustin. — Que cette prédilection nous explique certaines ressemblances entre l'œuvre de Pascal et celle de Bossuet, ressemblances où l'on a voulu voir des imitations.

III. — Gomment la direction de son action lui est donnée par la physionomie même de Metz à cette époque : les juifs; les protestants. — La Réfutation du catéchisme de Paul Ferry (1654) : l'idée générale de VHistoire universelle; l'argument principal de VHistoire des Variations; la manière du controversiste.

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