L. VII, nos lix-lxi
4. L. X, n° xxxv. C'est la lettre publiée par J. Bonnet, Lettres françaises de J. Calvin, 185 i, t. II (p. 468-470), d'après une copie de la Bibliothèque nationale (coll. Dupuy, vol. 102); elle est datée de Genève, 13 mai (1562).
à déterminer le rôle de l'Eglise réformée dans les discordes civiles de la fin du seizième siècle. Tout en nous disant qu'on n'a qu'à lire Théodore de Bèze pour se rendre compte de l'esprit séditieux et remuant des Réformés, « toujours prêts, au moindre bruit, à prendre les armes, à rompre les prisons, à occuper les églises1, » Bossuet se pique cependant d'en apporter d'autres preuves encore, et plus fortes, s'il se peut. Par l'entremise des amis qu'il avait, soit parmi les Intendants et les officiers royaux, soit parmi les évèques, dans les provinces méridionales de la France2, il fait consulter les archives municipales des principales villes réformées, et, sur les extraits ou les indications qu'on lui donne, il renvoie aux « registres des hôtels de ville de Nimes , de Montauban , d'Alais, de Montpellier, » où l'on peut, dit-il, voir « en original » les jugements violents portés contre les catholiques, les ordres des généraux et des villes donnés à la requête des consistoires, à l'effet de contraindre les « papistes » à embrasser la religion nouvelle. Et quant à l'attitude officielle des pouvoirs dirigeants de l'Eglise protestante à la même époque, il va en chercher le témoignage dans les procès-verbaux des Synodes nationaux dont la Bibliothèque royale conservait les manuscrits, non encore publiés 3.
L'onzième livre de VHistoire des Variations offre enfin un dernier exemple de cet emploi de 1' « inédit. » Bossuet s'efforce, dans cette partie de son ouvrage, de déterminer exactement la doctrine des Vaudois avant le commence-