‹ Bossuet, historien du protestantismeChapitre 145 sur 327 · Voir plus haut, p. 184, n · texte numérisé non relu

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2. Voy. l'introduction du t. ! du Corpus Reformalorum, de Bretschneider. Jean Manlius. disciple de Mélanchthon, publie un recueil de lettres dès 1565, snns explications, sans dates, sans l'indication des destinataires ; les noms de personnes sont remplacés par un N. — La persécution des Mélanchthoniens en Saxe vers 1574 interrompt ces sortes de publications. — Camerarius, Peucer, Pezelius, Sauhert lui-même en 1610, à Nuremberg, croient devoir changer, plus ou moins, le texte des lettres, « qi/a in re, » dit l'éditeur du Corpus, « non adeo viluperandus (Saubertus) videlur, cum eo, quo edidit epistolas, tempore, Mplanch/hon apud vulgus theologorum Lutheranorum adhuc in odio esset, adeoque Saubertus sibi ipsi ah hoc vulgo metueret. » Entre 1647 et 1755, on ne publia plus aucun recueil de lettres de Mélanchthon.

3. Bayle (Nouv. de la Rép. des Lettres, sept. 1686) ne sait pas s'il doit blâmer « la peine un peu trop exacte que l'on a prise de ramasser et de publier les lettres que Luther et Mélanchthon écrivaient de toutes parts », ou louer les gens qui s'occupent « de conserver cette sorte de monuments. »

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