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Parallèle du Calvinisme et du Papisme

4. Voir t. XII des Œuvres cI'Arnauld, préface historique et critique; Claude, Plaintes des Protestants, éd. Puaux, p. 4-4; Mme de Sévigné, lettre du 22 septembre 16S0. — Arnauld ne répondit pas même pour son compte à VEspi'it de M. Arnauld de Jurieu. — Cf. plus haut, p. 75, n. 3; p. 298, n. 1.

5. Voy. plus haut, p. 356, n. 2, et p. 360, n. 1. — Le Fèvre, par exemple (cf. plus haut, p. 31, n. 2; p. 63, n. 2) est un docteur eu théologie, qui a peu écrit et qui était peu lu. — Denys de Sainte-Marthe se discréditait par son fanatisme (cf. plus loin, p. 376, n. 1. — Brueys, qui ne manquait ni de jugement ni d'adresse, manquait d'autorité, à la suite d'une conversion singulièrement rapide au catholicisme, dont il était d'abord un des plus distingués adversaires.il a mieux fait de collaborer avec Palaprat et d'écrire le Grondeur (1691) que de continuer à ne faire que de la controverse. — Quant à Varillas, il était désormais trop connu. Sur les ouvrages de Burnet, d'EvE.\, avocat au Parlement de Hennés, de Daniel deLarroque, de La Marche, de Pdffendorf contre lui (1686-1688) et sur son déclin à partir de ce moment, voy. Nicerox, t. V, p. 64 sqq. ; — Bayle, Nouv. de la Répuôl. des Lettres, oct. et nov. 16S6 ; Dict. crit., éd. Beuchot, t. I, p. 285, 398, 568; t. IV. v. 331, 340 sqq.; t. VI, p. 304, 435, 438; t. Vil, p. 43; t. X, p. 602, etc.; lettres à Le Duchat du 12 février et du 14 avril 1695; Cabale chimérique, eh. vui; Dissertation sur les libelles diffamatoires , note A; — I'Histoire des Ouvrages des Savants, sept, et nov. 1687, janvier 1689; — Leidniz,

quants. Médiocres champions, ceux-là même, et bien discrédités : Maimbourg ', jésuite expulsé de son ordre pour excès de gallicanisme; Soulier2, tailleur de son premier métier, puis agent du clergé en province, devenu prêtre; — deux de ces personnages d'honorabilité douteuse et de plume complaisante dont les partis se servent avec quelque dégoût. Au surplus, écrivains sans valeur, ils n'avaient l'un et l'autre que la facilité onctueuse et la correcte emphase des bons élèves de Coeffeteau et d'Ablancourt, sans rien de cette simplicité délicate, énergique, aiguisée, où inclinait le goût renouvelé du siècle finissant. Historiens dépourvus de toute exactitude, ils appartenaient tous deux par le tour romanesque, la manie dissertante, la curiosité puérile et l'absence de critique, à la funeste école de Davila et de Varillas 3. Enfin, rien de plus maladroit, dans la

lettre au Landgrave Ernest, 10 déc. 1687, édit. Roramel, t. II, p. 115; — Bibliothèque universelle et historique, 1687; — le P. Daniel, Hist. de France, Préface, t. I, p. xxi-xxm ; — Lenglet du Fresnoy, Méth. hist., t. VII, p. 389, t. X, p. 302, etc. ; — J. Godefroy, dans le Supplément aux mémoires de Commines, 1713; — le P. Griffet, Preuves de la vérité de l'histoire, p. 14; — la Bibliothèque historique de la France, t. III, etc.

1. Sur les reproches qu'on faisait à Maimbourg, voir Bayle, Nouvelles de la République des Lettres, février, mars, avril et septembre 1686; Sainjore (R. Simon), Bibliothèque critique, t. I, p. 144; Sévigné, lettres du 7 août, 14 septembre, 3 novembre 1675; 13 septembre 1677; 14 et 28 juillet 1680; 23 novembre 1689, etc.; Jurieu, Hist. du Calvinisme et du Papisme, t. I, p. 1-47; Flournois, Entreliens des Voyageurs, I, p. 207 sqq. Les Jésuites 'eux-mêmes, s'il faut en croire Jurieu, ibid., t. I, p. 2, déclaraient que YHistoire du Calvinisme de Maimbourg avait paru fort à propos pour justifier la conduite du Pape qui l'avait fait expulser de la Compagnie de Jésus.

2. « Ce prêtre, disait Jurieu (Hist. du Calv. et du Papisme, t. I, Préface) dont le cœur et l'esprit sont aussi bas que le nom. » Suivant Jurieu (Ibid. et Lettres pastorales, t. I, p. 449), le P. Meynier, jésuite, et le docteur Le Fèvre traitaient Soulier d'imposteur et d'ignorant et le renvoyaient à son ancien métier. Soulier se plaint lui-même (Hist. du Calvinisme , p. 678, cité par Puaux, édit. des Plaintes des Protestants de Claude) des mépris outrageants de Le Fèvre. Jurieu raconte encore, plus ou moins fidèlement, son histoire, dans VEsprit de M. Arnauld, t. II, p. 250 sqq., et assure que l'évêque de Sarlat avait consenti à nommer Soulier curé « à condition qu'il apprendrait autant de latin qu'il en faut pour dire la messe. » — Cf., sur ce personnage, Burnet, Rem. sur les Actes de la dernière Assemblée du Clergé, trad. de Rosemond, 1683, Avertissement; Claude, Plaintes des Protestants, p. 63; Arnauld, Œuvres, t. XII, p. 558; le P. Daniel, cité dans la Bibl. histor. de la France, t. I, n° 6055; et Anquetil, Esprit de la Ligue, t. I, p. lxxiv.

3. Déjà Mme de Sévigné « souffrait » du style de Maimbourg; <i il a ramassé, dit-elle, le délicat des mauvaises ruelles. >< Lettres du 14 sept, et du 3 nov. 1675.

circonstance, que leur façon de s'attaquer à l'histoire du Calvinisme français. Nous l'avons déjà vu pour Soulier ' ; Maimbourg n'est pas plus intelligent. Il s'essoulle d'indignation à soutenir que les troubles de France au seizième siècle sont le résultat exécrable du fanatisme huguenot : et il fait si bien qu'il démontre que ceux qui s'enrôlèrent alors dans le parti des Protestants le firent « par engagement d'amitié, d'alliance et d'intérêt, non point par motif de conscience et de religion. » Il impute la conjuration d'Amboise à l'insolence factieuse des « Luthériens »; et, sans insister sur les réels meneurs ni sur les causes profondes de l'entreprise, il en représente le prince de Coudé comme le vrai chef, ses passions comme la vraie cause, et il avoue que le prince de Condé n'était pas le moins du monde calviniste dans l'âme. Il affirme que la première prise d'armes a été le crime audacieux des Protestants désormais effrénés : et il s'arrange de telle sorte que le lecteur attribue aux Catholiques l'initiative de l'insurrection contre le Roi2. Vraiment Bayle n'exagérait pas en disant que cet ouvrage furieux contre le Calvinisme renfermait « cent choses favorables à ceux de la Religion, » et que tout huguenot de bon entendement devait lire l'histoire de Maimbourg « avec moins de chagrin que de joie 3. »

— « .Maimbourg, dit le Père Griffet, avait lu les auteurs contemporains et il ne faut pas croire qu'il ne débite partout que des mensonges; mais les faits les plus certains et les mieux prouvés prennent sous sa plume une teinture romanesque. On dit qu'il n'écrivait jamais sans avoir l'imagination échauffée par le vin... 11 paraît toujours saisi d'une espèce d'enthousiasme; les termes emphatiques d'admirable, à' effroyable, d 'épouvantable lui sont familiers ; on peut eucore le lire pour s'amuser, mais on ne le lira jamais pour s'instruire. » Preuves de la Vérité de l'histoire (L770), p. 13.

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