‹ Bossuet, historien du protestantismeChapitre 249 sur 327 · CHAPITRE QUATRIÈME. Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. Î

Puis, la conversion dos populations de la Thracé et de la Bulgarie à la religion paulicienne est-elle avérée? En a-t-on des preuves? Et, du moment où le Dualisme qu'on trouve dans le nord de la presqu'île des Balkans n'était identique ni à celui des Manichéens primitifs, ni môme a celui des Pauliciens, ne peut-on pas supposer avec autant de vraisemblance qu'il a pu y venir d'ailleurs que d'Asie, ou même y naître spontanément, produit original et autochthone de l'imagination slave affinée par la subtilité grecque l?

Où sont, de môme, les documents historiques de ce transport des idées bulgares jusqu'en France, en plein Moyen âge , avant les Croisades , alors que les communications de l'Europe carolingienne avec les régions du Bas-Danube étaient encore très difficiles et rares 2 ? Où sont ces « missionnaires » bulgares ou dalmates3 qui durent si souvent, non seulement aborder en Italie, mais même pousser jusqu'au Rhin, jusqu'à la Seine, jusqu'en Gascogne, pour que, dès la fin du dixième siècle, ces pays fussent « infectés » de leurs doctrines?

Et enfin, ne peut-on pas également contester que ces « Manichéens d'Orléans 4, » condamnés sous le

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