‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 125 sur 130 · L. Guerrier, Madame Guyon. Paris, 1881, in · texte numérisé non relu

L. Guerrier, Madame Guyon. Paris, 1881, in

L. Crouslé, Fénelon et Bossuet. Paris, 1894 et 1895, 2 vol. in-8°. (Cf. Ch. Urbain, dans la Revue d'histoire littéraire du 15 avril 1896.)

A. Delplanque, Fénelon et la doctrine de V amour pur. Lille, 3909, in-8°. (Cf. H. Bremond, Annales de philosophie chrétienne, novembre 1909. )

J. Lemajtre, Fénelon. Paris, 1910, in-16. (Cf. E. Faguet, la Revue, l* et il juillet 1910.)

H. Bremond, Apologie pour Fénelon. Paris, 1910, in-16.

BIBLtOGKAPini: 327

E. — Etudes littéraires et critiques.

D. Nisard, Histoire de la littérature française, t. III. Paris,

. Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. X et XII; Nouveaux lundis, t. II et XII ; Port-Royal (passim). Cf. aussi une page très importante et peu connue dans Y Introduction aux Lettres et souvenirs cTE. Gandar. Paris, 1869, in-8° (1).

(1) Je n'ai malheureusement découvert cette page de Sainte-Beuve que lorsque le présent livre était déjà composé. Beaucoup l'ignorent sans doute et me sauront gré de la transcrire ici tout au long.

« Il n'y a qu'une opinion sur le génie oratoire de Bossuet : il y en a, il peut y en avoir sur son esprit, sur sa personne, sur son caractère. On a trouvé dans les papiers de Colbert la note suivante, au sujet de l'abbé Bossuet, alors âgé de trente-cinq ans : « Attaché aux jésuites « et à ceux qui peuvent faire sa fortune, plutôt par intérêt que par « inclination, car, naturellement, il est assez libre, fin railleur et se « mettant fort au-dessus de beaucoup de choses. Ainsi lorsqu'il verra « un parti qui conduit à la fortune, il y donnera, quel qu'il soit, et il « pourra servir utilement. » (Madame de Montespan et Louis XIV, étude historique, par M. P. Clément.) Quel qu'il soit n'est pas juste, et rien, dans la vie de Bossuet, n'autoriserait cette idée d'une ambition à tout prix ; c'est un mot mis à la légère. D'ailleurs, l'information que le correspondant anonyme semble avoir donnée, non pas dans un esprit d'hostilité, mais de parfaite indépendance, n'a rien qui doive surprendre. Bossuet, d'abord attaché aux jésuites et à leurs adhérents, puis lié avec les messieurs de Port-Royal, puis se tenant à distance et observant la neutralité, était assurément un politique ; il ne se sentait pas de goût, en général, pour être du parti des disgraciés, des persécutés et des vaincus ; il avait un faible pour tout ce qui régnait à Versailles ; son esprit même, son talent avait besoin, pour se déployer tout entier et atteindre cà toute sa magnificence, de l'appui ou du voisinage de l'autorité et de l'accompagnement de la fortune. Ce n'est pas sans raison qu'un des hommes les plus spirituels de ce temps-ci et des plus indépendants par le jugement, M. de Rémusat, qui n'a pas craint d'appeler Bossuet « le sublime orateur des idées communes », a écrit autrefois de lui ce mot, comme il l'aurait dit de M. Cuvier : « Bossuet, après tout, était un Conseiller d'État. »

Mais cette question, quand on aborde uniquement Bossuet par le côté de sa parole et par les productions de son éloquence, n'est que secondaire ; l'idée ne vient même pas de se la poser* Étant donné un talent de cet ordre et de cet emploi, il est impossible qu'il ne se subor-

F. Brunetière, Etudes critiques, 2e et 5e séries.

G. Lanson, Bossuet, 1890, in-18.

René de la Broise, Bossuet et la Bible. Paris, 1891, in-8°.

P. Jacquinet (notes philologiques, historiques et littéraires de son édition classique des Oraisons funèbres).

donne pas tout le reste. Les conséquences suivent de soi. Comment tout l'homme n'inclinerait-il pas insensiblement, même au prix de concessions, du côté où le talent qu'il porte trouve son espace, sa nourriture, son air et son soleil? Naturellement et sans calcul, la manière de penser et même de croire se met d'accord avec ce don, cette puissance de dire quand elle arrive à ce degré souverain. Bossuet est invinciblement un orateur, un prédicateur de la première volée et tout ce qui lui est nécessaire, en fait d'idées, de doctrines, de points d'appui, de considérations et d'images, pour le plus grand développement de sa faculté oratoire, on peut être sûr qu'il l'aura. Dans le plein exercice de son admirable éloquence, il retrouvait toute sa sérénité, sa tranquillité de conviction, son unité morale, comme toute sa majesté de pensée et sa hauteur. »

En donnant le bon à tirer de cette dernière feuille, j'apprends que la maison Desclée a confié à MM. Urbain et Levesque le soin de publier une édition corrigée du grand travail de Lebarq.

Bossuet iïéque

Pages.

Bossuet et le théâtre 13

Lettre de Bossuet au P. Caffaro 20

Maximes et réflexions sur la comédie 33

I. Occasion et dessein de ce traité : nouvelle dissertation eu faveur de la comédie, 33 ; — IL A quoi il faut réduire cette question, 34; — III. Si la comédie d'aujourd'hui est aussi honnête que le prétend l'auteur de la dissertation, 34; — IV. S'il est vrai que la représentation des passions agréables ne les excite que par accident, 36; — V. Si la comédie d'aujourd'hui purifie l'amour sensuel, en le faisant aboutir au mariage, 39 ; — VI. Ce que c'est que les mariages du théâtre, 41 ; — VIL Paroles de l'auteur et l'avantage qu'il tire des confessions, 42 ; — VIII. Crimes publics et cachés dans la comédie. Dispositions dangereuses et imperceptibles : la concupiscence répandue dans tous les sens, 43; — IX. Qu'il faut craindre en assistant aux comédies, non seulement le mal qu'on y fait, mais encore le scandale qu'on y donne, 47 ; — X. Différence des périls qu'on cherche et de ceux qu'on ne peut éviter, 48; — XL Si on a raison d'alléguer les lois en faveur de la comédie, 49; — XII. De l'autorité des Pères, 50 ; — XIII. Si l'on peut excuser les laïques qui assistent à la comédie, sous le prétexte des canons qui la

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défendent spécialement aux ecclésiastiques. Canon mémorable du troisième Concile de Tours, 51; — XIV. Réponse à l'objection qu'il faut trouver du relâchement à l'esprit humain : que celui qu'on veut lui donner par la représentation des passions est réprouvé même par les philosophes : beaux principes de Platon, 64 ; — XV. La tragédie ancienne, quoique plus grave que la nôtre, condamnée par les principes de ce philosophe, 55; — XVI. Les pièces comiques et risibles rejetées par les principes du même Platon, 56 ; — XVII. Que les femmes ne montaient pas sur l'ancien théâtre, 57; — XVIII. Sentiment d'Aristote, 57; — XIX. Autre principe de Platon sur cette matière, 58; — XX. Silence de l'Écriture sur les spectacles ; il n'y en avait point parmi les Juifs : comment ils sont condamnés dans les saintes Écritures : passages de saint Jean et de saint Paul, 59 ; — XXI. Réflexion sur le « Cantique des cantiques » et sur le chant de l'Église, 61 ; — XXII. On vient à saint Thomas ; exposition de la doctrine de ce saint, 62 ; — XXIII. Première et seconde réflexion sur la doctrine de saint Thomas, 63; — XXIV. Troisième réflexion sur la doctrine de saint Thomas : passage de ce saint docteur contre les bouffonneries, 65; — XXV. Quatrième, cinquième et sixième réflexion : passage exprès de saint Thomas, et conciliation de ses sentiments, 66 ; — XXVI. Sentiment de saint Antonin, 68 ; — XXVII. Profanation de la sainteté des fêtes et du jeûne introduite par l'auteur : ses paroles sur le jeûne, 69 ; — XXVIII. Doctrine de l'Écriture et de l'Église sur le jeûne, 70 ; — XXIX. Nouvel abus de la doctrine de saint Thomas, 71 ; — XXX. Profanation du dimanche : étrange explication du précepte de la sanctification des fêtes, 74; — XXXI. Réflexions sur la vertu qu'Aristote et saint Thomas après lui ont appelée eutrapelia : Aristote est combattu par saint Chrysostome sur un passage de saint Paul, 77 ; — XXXII. Passages de saint Ambroise et de saint Jérôme sur les discours qui font rire, 79 ; — XXXIII. Passages de saint Basile sur le sérieux de la vie chrétienne, 82 ; — XXXIV. Conséquence do Ja précédente doctrine, 83 ; — XXXV. Conclusion de tout ce discours, 84.

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