‹ Bossuet. Préf. de V. GiraudChapitre 5 sur 47 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

get, et il exprime à merveille le jugement qui! faut porter sur Bossuet écrivain. D'autre part, s'il est permis, je le répète, de discuter certaines parties de son (puvre. retto œuvre est si imposante, si cohérente, si puissamment liarm(Uiieu.se, qu'elle commande le respect, et qu'à défaut de l'assentiment de l'esprit, elle force « les raisons du cœur » à lui payer leur juste tribut. Et enfin, ce qui, plus que tout, dans Bossuet, mérite nos pieux hommages, et cette espèce de vénération tendre dont si peu de grands hommes sont vraiment dignes, c'est la beauté du «-aractère et la générosité du nMe historique. Personne n'a été plus désintéressé, ne s'est plus complètement oublié soi-même, n'a plus candidement enseveli sa personne éphémère dans la grandeur des causes qu'il soutenait, n'a combattu vn un mot, — sauf peut-être dans l'alTaire du quiétisme. — avec un cœur plus dépouillé de tout ce qui n'est pas le pur amour de la vérité. Je ne relis jamais sans émotion cette Méditation sur la hrièvetc de la vie où le jeune prêtre do vingt et un ans promettait à son Dieu de songer « tous les jours à la mort », et de « penser non pas à ce qui passe, mais à ce qui demeure ». Il a bien tenu sa promesse. Pour l'honneur des Lettres franraises. il faut s'applaudir qu'un Bossuet ait existé.

Epris comme il l'était de tout ce qui rehausse

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