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Anthérozoïde du l'uruit platycarput

451. 1 Archégone du Marchanda, poljimorpha. — o Rondement inférieur, creux, •pii contient les spores et a été comparé à un ovaire. — t Rétrécissement supérieur on forme de goulot qu on a comparé au stylo. — s Évasement terminal, qu’on a comparé an stigmate. — c Tube celluleux qui entoure l’areliégonc comme ou calice.

2 Spores dit Marchanda polymorpha , en germination plus avancée dans l'une que dans l'autre.

son extrémité, puis béant par l’écartement des cellules terminales (s). On est maintenant assez généralement convenu de désigner ce corps sous le nom d'archègone (archegonium, d ’èffîh, principe, origine, et yovoç, semence). C’est en effet dans son intérieur que vont se former les petits corps qui, semés, se développeront chacun en une petite plante semblable à celle où ils ont pris naissance. La forme de l’archégone et la formation des corps reproducteurs dans son intérieur l’ont fait naturellement comparer au pistil , la partie inférieure dilatée à l'ovaire, le goulot supérieur au style, l’orifice terminal au stigmate, et même beaucoup d’auteurs continuent à appliquer ces noms à ces différentes parties.

§ 49v7. Cependant la comparaison rigoureusement poursuivie montre, à côté de ces points de ressemblance, des différences essentielles. En effet, l’archégone, au lieu d’être creusé, comme l’ovaire, d’une loge, présente un tissu cellulaire plein. Dans une cellule centrale beaucoup plus ample que les autres, se développe un utricule

libre, qui bientôt se double par division, puis se multiplie par suite de dédoublements successifs. Ces cellules sont remplies d’une matière granuleuse , d'un protoplasma qui donne un aspect opaque à ce petit amas central qu'oii aperçoit it travers la membrane externe transparente. Un peu plus tard, la matière colitenue dans chaque cellule se partagera eu quatre petites masses qui se revêtiront chacune d’une membrane propre. Eli même temps la membrane de la cellulemcre se résorbera , et les quatre petites masses d'abord réunies (ftg. 452, I s, 2) finiront par se séparer et devenir libres dans une cavité commune. Chacun de ces grains constitue une spore (de ctzom. semence) et le corps (pii les renferme

prend le nom do sporange ( d'àyytïw, vase).

On a dô assimiler aux graines les spoic-s qui en grimant repi oduisent la plante, ot los sporanges aux fruits. Mais déjà par tout ce

iV> 1 Coupe porpendiculniro «le ln fronde /\lu lliccia glatira el do sporange o qui csl enfoncé dans son épaisseur. - « Uétrécisscment ou style par lequel le sporange communique au dehors.- I Sa cavité ou logo.- » Jeunes spores encore remues quatre par quatre dansées ulricules-mèrcs. - t Cellules allongées on marne, -o do racines. - - Ln ,!es ulrioules grossi davantage, avec les quatre spores qu .1 contient. On en aperçoit trois, sous lesquelles la quatrième est cachée.

SPORES DES ACOTYLÉDONÉES. 375

qui précède nous voyons que la comparaison est inexacte. Ce sac celluleux environnant une multitude d'utricules libres ne nous oflre aucunement les caractères que nous avons décrits dans 1 ovaire des Phanérogames, pas plus que cesutricules formés quatre par quatre dans d'autres utricules-mères ne nous offrent les caractères des ovules et des graines. On sera frappé au contraire d’une autre analogie, celle que présente toute cette formation de spores avec celle du pollen, si on l’a présente à l’esprit (§ 364).

La différence des graines avec les spores deviendra bien plus frappante encore, si, au lieu de choisir un archégone plongé dans le tissu de la fronde comme celui du Riccia (/ Ig . 452), on en considère un saillant à sa surface comme celui du Marchanda , des Jongermannes, des Mousses. En effet, dans ces plantes le noyau celluleux développé au centre de l’archégone s’allonge, et en s’allongeant rompt vers sa base cette enveloppe qu’il emporte avec lui à son sommet qu’elle continue à coiffer quelque temps, jusqu’à ce qu’elle se détache en tombant. Le sporange ici ne représente donc plus larchégone, comme le fruit représente l’ovaire développé; mais un corps différent et de formation postérieure.

§ 497 bis. La difficulté se complique bien davantage par les observations récentes et si curieuses qui ont fait découvrir les organes de la reproduction dans les Fougères, les Prêles, les Lycopodiacées et les Rhizocarpées. Dans toutes ces familles la formation de l' archégone ne paraît pas, comme dans les mousses , le terme do la végétation ; tout au contraire. La spore en germant produit une expansion celluleuse de proportions et do formes très diverses, qu’on appelle le prothallium , et sur laquelle ne tardent pas à apparaître les archégones, tantôt concurremment avec les anthéridies, tantôt séparément. C’est à cette époque que la fécondation semble s'opérer, que par suite une cellule se développe au centre de l'archégone eL s’organise en une sorte d’embryon qui, en so développant lui-même, fixé encore au prothallium, produit la tige eL les feuilles, sur lesquelles définitivement se montreront les sporanges et les spores, dont la formation se trouve ainsi séparée de celle des archégones ]far toute la période la plus apparente de la végétation , la seule qu’on ait longtemps étudiée.

§ 497 ter. Si cos connaissances acquises nous permettent maintenant do hasarder une comparaison avec les organes do la reproduction des végétaux phanérogames, nous pourrons trouver de 1 analogie entre cette cellule centrale de l’archégone et le sac embryonaire (fig. 416), entre I utricule libre qui s'y développe et la vésicule ombryonaire, par conséquent entre l’archégone lui-même et un ovule imparfait. Mais à partir de ce point les rapports deviennent

confus, puisque : 1° dans certaines plantes (comme les Mousses ) 1 embryon, produit de la fécondation de cet ovule, produirait immédiatement 1 appareil sporigène, et que les spores devenues libres produiraient l’appareil de la végétation (tiges, racines et feuilles); 2° dans d’autres (comme les Fougères) l'embryon produirait l’appareil de la végétation, qui à son tour produirait l'appareil sporigène. Nous ne pouvons donc trouver à quel organe la spore pourrait être justement assimilée, non plus que l’appareil qui résulte immédiatement de son évolution, soit le prothallium que nous venons de signaler dans plusieurs familles, soit le mycélium que nous verrons plus tard dans les Champignons (§ 545). les Lichens (§ 546) et les Mousses même (§ 547) : appareil qui représente une phase de végétation manquant dans les Phanérogames. On pourrait cependant se demander si l’analogie signalée précédemment entre les spores et les grains de pollen, d’après leur mode de formation (§ 497), analogie que viennent confirmer des ressemblances assez frappantes de formes extérieures et de structure, ne s’étend pas encore plus loin ; si le tube pollinique ne représente pas un prothallium aussi simple qu’il est possible, dont l'extrémité jouerait le rôle de l’anthéridie, par la production de corpuscules agents de la fécondation.

§ 498. Quoiqu’il en soit, la formation des spores, telle que nous l’avons décrite dans les Hépaticées (§ 497), se retrouve dans la plupart des Cryptogames (Mousses, Rhizocarpées, Lvcopodiacées, Fougères, Équisétacées ) , où sans doute les sporanges présentent des modifications différentes par leur forme et leur situation , mais où les spores s'organisent par une suite de changements semblables, par groupes quaternaires dans des cellules-mères remplissant ces sporanges et disparaissant ensuite par résorption.

On la retrouve encore, mais plus obscure, dans les familles d'une organisation plus simple, comme les Lichens, par exemple, et certains Champignons ; mais la cavité sporifère ne paraît plus être autre chose que celle même de la cellule-mère, qui a persisté au lieu do disparaître par résorption , et dont la paroi , qui prend alors le nom de thèque (py. 453, 4), forme celle du sac sporifère. Une masse semifiuide et granuleuse le remplit d'abord, puis finit par se séparer en

453. \ Tlirqun d'un Lichen (Solnvina snccala ), renfermant quatre spores «loisonné es. — 2 Meux îles roupies précédents , grossi* davantage.

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