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CHAMPIGNONS

la longueur du filament, tantôt seulement à son extrémité. Chacun de ces articles est une spore, et par conséquent le végétal ne paraît

composé que d’organes de la reproduction qui se confondent donc avec ceux do la végétation. On peut nommer ces Champignons Arthrosporés (d'aoOpov, article, jointure).

D’autres, qu’on peut appeler Trichosporês (do Op'tÇ, t r.t^oç, poil), présentent la môme forme filamenteuse , simple ou ramifiée; mais leurs spores, au lieu de former le filament par leur union bout à bout, en sont bien distinctes et s'insèrent soit à son extrémité, soit plus bas, quelquefois isolées, plus souvent plusieurs ensemble, dis-

463. Une touffe île Champignons do couche ( Agancus campes Iris) développés à divers degrés. — p l’ied. — e Chapeau. — v Vélum qui unit d’abord le pied nu chapeau, et plus lard , en se rompant , forme l’anneau a. — h Lames rayonnantes sous la faco inférieure du chapeau, revêtues par VJiymcnium.

404. Hyménium vu en dessus, et sur lequel les spores s so laissent apercevoir rapprochées quatre il quatre.

465. Une petite portion do l’Iiymcnium, très grossie et vue de côté. — h Son tissu. — b Itasides avec leurs spores. On en a ligure supérieurement à part une qui en porte un plus grand nombre. — c Cystides.

406. Une petite portion du chapeau en forme do treillage du Clathrus canccllatus, avec l’hymenium qui couvre sa face interne et s'aperçoit sur le contour des lacunes I du treillage.

467. Hyménium beaucoup plus grossi, pour montrer la forme particulière des liasides b. — s Spores.

posées en un faisceau terminal ou en verticilles régulièrement étagés, ou enfin dispersées sur toute la surface depuis le bas jusqu’au haut.

D’autres fois les spores ne se trouvent plus ainsi au dehors, mais sont renfermées dans des vésicules membraneuses qui terminent des filets capillaires simples ou rameux, continus ou cloisonnés. Ces vésicules sont donc de véritables sporanges (§ 496), qui indiquent déjà un plus grand degré de composition ; à une certaine époque , elles s’ouvrent pour laisser échapper les spores contenues. C’esc ce qu’on peut observer facilement sur la moisissure commune. Nous appellerons ces Champignons Cystosporés (de xécrt; , vessie).

Nous trouvons ensuite des filaments simples ou rameux, chaque filet ou chaque rameau terminé par une spore isolée, ovale ou ronde, simple ou cloisonnée. Mais tous ces filaments se rattachent à un corps commun ou réceptacle, auquel on est convenu de donner le nom particulier de stroma (crpôipa, lit, matelas) ; et de là celui de Stromatosporés, par lequel on peut désigner ces Champignons. Ce stroma, tantôt charnu, s’étend en une surface plane ou concave, laissant ainsi les spores saillantes à l’extérieur ; tantôt coriace ou membraneux , il se recourbe et se referme au-dessus d’elles de manière à les enfermer dans une cavité qui s'ouvre au sommet par un pore. Quelquefois les porcs de plusieurs stromas, groupés en cercle, viennent aboutir au même centre, qui semble ainsi une ouverture commune à tous. Le stroma est quelquefois exhaussé sur un pied plus étroit que lui, plus ordinairement sessile.

Supposons, au lieu des filets sporifères, un sac, soit globuleux, soit allongé en massue ou en cylindre, et contenant dans son intérieur quatre ou huit spores libres, ou, en un seul mot, ce que nous avons désigné (§ 498, fiy. 453) par le nom de thèque, et ces thèques insérées sur un réceptacle commun qui, comme dans le cas précédent, ou les supporte, ou les enveloppe complètement: nous aurons les Champignons Tliccasporcs. Ici le réceptacle , en général beaucoup plus développé, ne porte plus le nom de stroma. Dans ses rapports avec les thèques, il présente cette suite do modifications que nous avons autre part signalées (§ 266 ) dans 1 inflorescence des Phanérogames entre les Heurs et l’axe qui les porte. Ainsi le réceptacle des Thécasporés peut étro chargé do thèques sur toute sa surface extérieure ( comme dans le Geoglossum), ou bien seulement à son sommet ordinairement rcnllé (comme dans la Morille ) , ou bien sur la surface supérieure de celte même extrémité supérieure évasée en cupule (comme dans les Pezizes) ; ou bien cette cupule se referme au-dessus des thèques qui se trouvent alors cachées dans une cavité intérieure qui peut ou laisser à une certaine époque

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