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VÉGÉTAUX. DICOTYLÉDONES. 4SI

(§§ I I I - 1 2 1,131), la symétrie de leur fleur, les modifications de leur embryon (§§ 27, 28, 466-470), celles de leur graine et sa germination ; § 4 88) La revue de leurs familles complétera la connaissance de leurs caractères en nous donnant l'occasion démontrer comment ils se diversifient et se combinent, et de signaler ceux qui ont pu ou du nous échapper dans une exposition très générale. Nous nous contenterons des notions exprimées parles tableaux pour la plupart de ces familles, n’en tirant à part pour un plus ample examen qu un petit nombre; car, à cause de leur multiplicité, la place nous manquerait, et les différences ne porteraient pas toujours sur des points qui doivent nous arrêter ici.

Nous rappellerons que nous suivons d’abord la première et grande division proposée par Jussieu, mais en intervertissant un peu son ordre et examinant successivement les diclines , les apétales , les polypétales et les monopétales.

VÉGÉTAUX DICOTYLÉDONES DICLINES.

(Tableau V, page 445.)

§ 564. Parmi' les familles qui se rapportent à cette division, il y en a deux, les Conifères et les Cvcadées, qui, par le caractère particulier de leur port général et de quelques uns de leurs organes, avaient dès longtemps frappé les botanistes, et dont la place à part vient d’être marquée plus nettement encore par des observations et des théories assez récentes. Nous avons décrit les ovules comme toujours renfermés dans un ovaire, et montré que les graines nues des anciens auteurs ne l'étaient pas en effet et ne le paraissaient réellement, dans quelques cas, que par la soudure des téguments de la graine avec ceux du fruit. Nous avons exposé la Structure des ovules, consistant en un corps central ou nuoelle dans une enveloppe simple ou double qui lui adhère par un bout et laisse à l’autre une petite ouverture. Or, les corps qui , dans les Conifères et les Cycadées, avaient été considérés comme des ovaires avec un stylo et un stigmate, suivant quelques uns même avec un calice adhérent, ne montrent pas à l’examen cette diversité de parties, mais semblent plutôt offrir la structure si simple d'ovules, un nucelle dans une enveloppe double béante au sommet; seulement, ici ce sommet se prolongerait 518 o) un pou plus longuement en pointe, en simulant une sorte do stylo, et le contour du micropylo s’ouvrirait quelquefois en se déchiquetant en manière de stigmate. On a on conséquence reconnu la dos ovules que les écailles plus ou moins planes sur lesquelles ils s'insèrent, dressés ou pendants, n’enveloppent pas à la manière d’un péricarpe. Ce sont donc des ovulas

nus, et l'on peut nommer gymnospermes (de yjpvôç, nu, et an topa, graine) les végétaux qui les présentent ; pendant que tous les autres, avec leurs ovaires clos , sont angiospermes (d’âyy tîo-j , vase) : deux mots inventés par Linné, mais par lui appliqués à tort.

Ce caractère des organes de la reproduction, qui se lie à d’autres de la végétation, est assez important sans doute pour qu’on sépare ce petit groupe des Dicotylédonées gymnospermes de toutes les autres qui sont angiospermes. Nous ne l'avons pas fait ici pour troubler moins l'ordre établi, et parce qu’en faisant porter cette division sur les diclines seulement, la place de nos deux familles dans la série ne s’en trouvait en rien changée.

§ 565. Conifères. — Les arbres que nous connaissons plus particulièrement sous le nom d'arbres verts, appartiennent à cette famille , qui ne comprend aucune plante herbacée. Nous avons fait connaître (§ 7, fig. 33 , 34 ) la nature particulière de leurs fibres marquées de grands pores régulièrement disposés. A l’exception de quelques trachées distribuées dans l'étui médullaire, ce sont ces libres seules qui constituent tout le bois, et par lesquelles celui d une Conifère peut facilement se distinguer de tout autre presque sans exception. La forme des feuilles réduites, comme dans les Pins, Sapins, Mélèzes, etc., à des lames étroites , ou même à des sortes d'aiguilles (fig. 1 \ 9) est moins caractéristique ; car on les voit s'élargir davantage dans d’autres genres ( Araucaria , Cuninghamià), et même tout à fait à la manière des limbes ordinaires ( Dammara , Gineko). Faisons remarquer que dans plusieurs les derniers rameaux se raccourcissent assez pour que ces feuilles aciculaires se rapprochent en faisceaux et semblent partir doux ou plusieurs du même point [Pins, Mélèzes).

Les Heurs sont monoïques ou dioïques. Les mâles consistent en petits chatons (/if/. 514) chargés d’anthères éparses ou plus souvent decailles qui portent une ou plusieurs anthères (/if/. 515). Ils se groupent souvent en une inflorescence commune , une sorte d'épi serré. Chaque anthère ou chaque écaille staminifère est considérée comme une fleur. Les femelles sont ces ovules nus dont nous avons parlé, et qui, de forme un peu diverse, sont portés au nombre d’un, de deux ou plus sur une écaille [fig. 517, 518). Ces écailles ovulifères se groupent sur un axo commun en un cône plus ou moins, allongé (/if/. 397), et auquel on donne quelquefois aussi le nom de galbule, lorsqu'il est très court et composé d'un très petit nombre d’écailles [ fig. 398). D’autres fois plusieurs écailles s'imbriquent sans porter d’ovule, mais forment ainsi une sorte d'involucre commun autour d'un seul ovule ou de deux au plus, qui alors sont en outre enveloppés plus ou moins complètement par une cupule

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