Fleur mâle ou écaille antliérifèro, vue séparément
51(1. Trois agglomérations de fleurs femelles ou jeunes cônes c , à l'extrémité d'un rameau.
517. L'ne écaille détachée d'un de ces cônes et vue en dehors. — b Bractée. — e Kcaille. — no Sommet des ovules.
518. La même, vue en dedans. — e L'écaille. — i Le point par lequel elle s'insère sur l'axe. — oo Les doux ovules nus, renversés. — ni Leur ouverture supérieure ou micropyle, qui est décrite comme stigmate par ceux qui voient là un ovaire au lien d'un ovule.
51 !). La même, prise dans le cône mûr, — c et i, mémo signification. — g L'une des graines avec son aile. L'autre a été enlevée et l'on ne voit que son empreinte.
520. La graine, coupée longiludinnloment. — a Bnso de l’aile. — I Tégument. - )> Périsperme. — c Embryon. Auprès de ta radicule on aperçoit deux petits corps qui sont deux autres embryons avortés.
division, finit par former un petit groupe et, en continuant son évolution , un faisceau de cellules tubuleuses, lequel perce la vésicule et s'étend dans une lacune centrale du périsperme , où il rencontre les faisceaux semblablement formés des autres vésicules. L’extrémité de chacun de ces tubes ( suspenseurs) produit un corps celluleux, ébauche d’embryon. Mais tous ces embryons, excepté un ordinairement, disparaissent peu à peu avec leurs suspenseurs, quoiqu’on puisse quelquefois en rencontrer plus tard quelques traces. L'embryon unique qui continue à s'accroître finit par occuper l’axe du périsperme, et alors ces deux corps se présentent , l'un autour de l’autre, avec leurs rapports et leurs apparences ordinaires ( fuj . 620), si ce n'est qu'ils restent continus et confondus par un bout, celui qui correspond à la radicule ou mieux au suspenseur ( embryon sijnorhizé de Richard). Mais on a pu se convaincre en suivant attentivement leur développement tel que nous venons de l’exposer, et le comparant à celui des graines ordinaires , que les choses se sont passées ici d’une autre manière, que les analogues du sac embryonaire et du périsperme ne sont pas rigoureusement le sac développé dans les Conifères au centre du nucelle et le corps celluleux dont il s'est rempli , puisque ce sont les vésicules formées au sommet de ce dernier qui reçoivent l’action fécondante des tubes polliniques, et cpii par conséquent jouent le rôle d'autant de sacs embryonaires.
Au mode de formation de l'embryon , à la soudure de son extrémité avec le tissu environnant, ajoutons l’existence fréquente de plus de deux cotylédons, soit que ces premières feuilles soienL en effet verticillées en nombre plus ou moins grand, soit qu'il n’y en ait que doux opposées réellement, mais chacune divisée en plusieurs jusqu’à sa base (§ 468 ).
La pluralité d’embryons existe également dans les Cycadées , et plus marquée encore. Car leurs rudiments persistent réunis par de longs suspenseurs à l’extrémité radiculaire do 1 embryon qui s est complètement développé , et les cavités vésiculaires où ils se sont formés s’observent facilement à l'œil nu, disposés en cercle vers le haut du corps périspermique.
On voit à quel degiV: de simplicité descendent dans ce groupe les organes de la reproduction, réduits à des anthères et des ovules, quelquefois mémo à leur unité. On n en trouve pas de plus ni même d’aussi simples dans les Monocotylédonées, et c est ce qui nous a fait dire que ces deux grands embranchements des Phanérogames, considérés sous co rapport, marchent plutôt parallèlement que successivement en une série progressive.
Le bois des Conifères est employé avec avantage pour toutes
AMENTACEES. ià5
sortes d'ouvrages et de constructions. Il le doit à l'abondance de la résine sécrétée dans son tissu , qui lui communique un degré plus ou moins grand d’imperméabilité à l’eau, et, par suite, une grande durée de conservation. Cette résine, liquide pendant la vie, se concrète après la mort par l’évaporation des huiles essentielles qui la tiennent en dissolution. On la trouve dans toutes les parties, mais accumulée surtout dans de grandes lacunes régulièrement distribuées dans l’écorce. Elle varie suivant diverses espèces, où elle se mélange de principes divers, et d’après ces différents états, prend les noms de poix, de baumes, de térébenthine. C'est aussi de là que proviennent le storax et la sandaraque. Les résines exercent sur l’économie animale un effet stimulant ou même irritant, pour lequel elles servent à la médecine, qui emploie en conséquence diverses parties ou divers produits de plusieurs espèces appartenant à la famille qui nous occupe. Les galbules du Genièvre, qu’on nomme à tort baies, à cause de leurs écailles charnues soudées en un corps en apparence simple, servent dans la fabrication de la liqueur de ce nom, autrement gin, qui lui doit sans doute sa saveur dominante et quelques unes de ses propriétés, mais à laquelle concourent plusieurs autres fruits indigènes sauvages, plus riches en principes sucrés. Les résineux n’existent pas encore dans l’amande de la graine; douce et huileuse , elle se mange dans quelques espèces où elle est assez volumineuse, notamment dans le Pin pignon.
§ 1)66. Parmi toutes les familles diclines angiospermes , nous en citerons particulièrement quelques unes.
Autrefois on en confondait plusieurs sous le nom d’Amcntacêcs, toules unies par le caractère commun de leurs fleurs mâles en chaton, et auxquelles se lient, par ce même caractère, les Juglandées, différentes cependant par leurs fouilles composées et non simples comme dans toutes les autres. Avec les Conifères, ces familles sont celles qui fournissent presque tous les grands arbres de nos pavs et dont les espèces composent nos forêts : les Itétulinccs . l’Aune et le Bouleau : les CupnliKrcs , le Chêne, le Châtaignier, le llélrc, le Coudrier (jig. 521-527), le Charme; les Snlicinécs, le Peuplier et le Saule ; les riaiam-e* . le Platane ; les Omncécs . l'Orme et le Micocoulier; les .Inclandéos, le Noyer. Les Myricéc* ne sont représentées chez nous que par d’humbles arbustes, mais dans les archipels de l’Asie par de grands arbres dont le port rappelle celui de certaines Conifères, les Casnariim, type d’une petite famille distincte pour quelques auteurs. L'utilité de ces végétaux pour l'homme, de tous par leur bois, de beaucoup par la propriété tannante do leur écorce, de quelques uns par leurs graines, est trop connue pour H" il soit besoin de s’y arrêter. Henlai‘r|uolis seulement fine c’est à
iu6 BOTANIQUE.
o nu se de Ici pi osent. g de lu fecule et de 1 huile méltmgées eu proportions diverses que ces graines, celles du Châtaignier, du Hêtre, du Noisetier, du Noyer, sont employées, les unes plus particulièrement
a la nourriture, les autres à l'extraction de l’huile, ou à ce double usage concurremment.
§ 567. L'ancienne famille des Urticécs en réunissait également plusieurs, maintenant séparées : 1 0 Celle qui conserve ce nom et qui a pour type le genre Ortie (fig. 528-533), si connu par l’effet de la piqûre de ses poils dont nous avons fait connaître la structure
521-527. Organes de la fructification d’une Cupulifcre, le Coudrier ou Noisetier (CorUlus avellana).
521. Écaille staminifère e, ou fleur mâle, vue séparément. — a Étamines.