Une étamine séparée. — f Filet. — a Anthère
543. Fleur femelle. — en Ca’ice soudé avec l’ovaire. — p Corolle. s Stigmates.
544. Tranche horizontale do l’ovaire, montrant sa division eu trois loges cl l’insertion pariétale do scs ovules.
545. Graine coupée verticalement . — I Tégument renflé à la ehalaze c. — r f "‘>"n
5411. Embryon sépare. ■ r Radicale. c Cotylédons,
a la remplir presque entièrement; il se termine par un style court et un stigmate épais et velouté. Nous avons vu, par les exemples cités, la nature des fruits, qui, quelquefois assez petits, acquièrent d’autres fois d'énormes dimensions et souvent des formes bizarres, dans les Calebasses, par exemple. Les graines, nombreuses et plates, contiennent, sous un testa coriace, un embryon sans périsperme, tournant sa radicule du côté du point d'attache [pg. 545-546).
VÉGÉTAUX DICOTYLÉDONES à fleurs hermaphrodites APÉTALES. (Tableau VI, page 4 G 3 . )
§ 570. Nous savons que Jussieu divisait les Apétales en trois classes: les Épistaminées , Péristaminées et Hypostaminées. Des familles énumérées dans le tableau VI, la première seule composait la première classe, les deux dernières se rapportaient à la troisième, tout le reste à la seconde. Nous n’avons pas sui\i cette division dans ce tableau , parce que l'insertion périgynique des étamines, bien évidente, il est vrai, dans la plupart de ces familles, le devient beaucoup moins dans les Polygonées , surtout dans les Atriplicées et Phytolacinées, où elle passe quelquefois à l’hypogynique et mérite ce dernier nom presque autant que dans les deux suivantes, liée> d’ailleurs avec elles en un grand groupe très naturel et caractérise par la structure particulière de la graine. Faisons remarquer que dans ces familles apétales on observe très communément, dans les parties de la fleur, un nombre autre que 5, souvent le nombre 3 plus particulièrement propre aux Monocotylédonées.
£ 571. Aristolocliiécs. — Ces plantes sont remarquables par plusieurs caractères, et notamment par l’insertion des étamines franchement épigynes (ce qui est un cas assez rare) et le nombre ternaire des parties. Le calice adhérent à l'ovaire [pg. 547) se prolonge au-dessus de lui en un tube souvent renfle que terminent trois segments tantôt égaux, tantôt inégaux, à préfloraison valvairo. Ce limbe calicinal présente souvent des couleurs assez vives, et quelquefois des dimensions telles qu’on cite en Amérique la lleur d une espèce dont les enfants se coiffent comme d un bonnet. Les étamines, au nombre de G à 12, ou rarement indéfinies, sont en général réduites
a des anthères presque sessilos portées sur un disque annulaire epigvnique ou soudées avec la base du style, avec lequel elles semblent ainsi faire corps (/g/. 550 Le style, court, en forme de colonne, que couronne un stigmate divisé en G, 4 ou 3 rayons, termine un ovaire! partagé en autant de loges, dont chacune renferme un grand nombre ; dD\ nies attachés sur un ou deux rangs à l'angle interne, ascendants
A H 1ST0L0CHIÉES . i(j:>
ou horizontaux. 11 devient un fruit charnu, ou plus ordinairement capsulaire ( fig . 552), à déhiscence loculicide , et dont chaque loge
ontient un grand nombre de graines (/»/. 553) aplaties ou anguleuses, présentant, vers le sommet, d'un gros périsperme charnu u légèrement corné, un embryon très petit, droit, dont la radilule, plus longuo que les cotylédons , se dirige vers le point d’al-
547-555. Organes de la fructification d'une Aristoloche (Aristolochia clemalitis). 5i7. Fleur entière. - o Partie du calice adhérente à l’ovaire. — t Parlio supérieure > son tube inférieurement renflé. — l Son limbe prolongé latéralement en languette. 548. Diagramme de celle fleur.
540. Portion inférieure do cette fleur coupée verticalement. — o Ovairo. s Stig-
ialc. — a Anthères. — c Ronflement du tube calicinal.
550. Stigmate s avec les anthères ua accolées deux à deux aux lobes, — o Somn et • l’ovaire. — c Renflement du lulio calicinal.