Fruit accompagné du calice persistant. . m
502. Le même, dépouillé de son calice et rnupe verticalement. ]> eiicarpe.
POLYGONËES.
rare. Le calice est à 4 ou 6 divisions ( fig. 557) alternant sur deux rangs, et porte les étamines, qui sont opposées en nombre double, par conséquent sur quatre rangs. Celles des rangs intérieurs sont souvent stériles : mais, fertiles, elles offrent ce singulier caractère que leurs anthères regardent et s’ouvrent en dehors, tandis que celles des rangs extérieurs regardent et s’ouvrent en dedans (fig. 557). Cn ovaire terminé par un st\ le et un stigmate simple, creusé d’une loge unique où pendent un ou deux ovules (fig. 558, o); un fruit charnu; un embryon sans périsperme, dont les cotylédons épais cachent la radicule très courte et supère (fig. 562,), tels sont les autres caractères de cette famille, composée d’arbres souvent très grands. Parmi eux, le Laurier des poètes ( Laurus nobilis ) est sans doute le plus connu , et comme croissant dans nos climats méridionaux, et par les couronnes triomphales qu'il a été en possession de fournir depuis une haute antiquité et qui ne s’emploient plus maintenant qu’au figuré. Mais d’autres ont une utilité plus positive en nous fournissant un épice précieux , la cannelle. C’est l'écorce de diverses espèces, principalement du Laurus cinnamomum , et elle doit sa propriété à une huile volatile, répandue aussi , quoique moins abondamment, dans d’autres parties, ainsi que dans d’autres végétaux de la même famille. On y trouve encore un autre principe, le camphre , dont la présence dans les plantes ou abonde l’huile volatile est un fait confirmé par d'autres familles. Dans celle-ci, il est surtout produit par le Laurus cnmphora, ou Camphrier. Il existe concurremment dans le tissu des Laurinées une autre huile fixe, quelquefois assez, âcre, mais douce et très abondante dans l’un des fruits les plus renommés des tropiques, celui de l’Avocatier, ou Laurus per se a.
§ 573. l’olygonécM. — Ce sont pour la plupart des plantes herbacées, à feuilles alternes, roulées cn dehors dans la préfloraison, cl dont nous avons fait connaître les singulières stipules soudées en une gaine ( ochrca ) qui entoure la lige (§ 126, fig. 113). Le nombre des divisions calicinales est quinaire (fig. 564), ou ternaire sur deux rangs; les étamines qu’elles portent vers leur base leur sont opposées cn nombre égal ou en nombre plus grand, et, dans ce dernier cas, sont sur deux rangs, dont l’intérieur est incomplet, remarquable de plus, comme dans les Laurinées, par ses anthères oxtrorses, tandis quelles sont introrses dans le rang extérieur (fig. 564). L’ovaire surmonté de 2, 3 ou 4 slvles libres ou soudés, quelquefois extrêmement courts, terminés en stigmates simples ou plumeux, est relevé au dehors d autant d angles, et dans une logo unique, contient un seul ovule dressé (fi g. 563, o). II devient tin cariopse ou un achaine:
périsperme farineux, tourne sa radicule en haut, c'est-à-dire en senscontraire du point d'attache (fuj. 565). C’est la farine de ce périsperme qui est employée à la nourriture de l'homme et des animaux dans le Sarrasin [Polggonum fagopyrum ) et quelques autres espèces. On mange aussi les leuilles et jeunes pousses de diverses espècesd'Oseille (. Rumex ) et de Rhubarbe ( Iîheum ). La présence très abondante de l'acide oxalique communique à plusieurs d’entre elles une-
agréable acidité. Mais d’autres principes, et par conséquent d’autrespropriétés , se trouvent dans les racines où s’associent une matière résineuse, une matière gommeuse et une matière astringente. De là sans doute leurs vertus en même temps purgatives et toniques si connues, surtout dans la Rhubarbe.
§ 574. Nyctaginécs. — Nous avons fait connaître (§ 436 ,
/ ùj . 39 4), le fruit et la graine de la belle-de-nuit ( Mirabilis jalapa), type de cette famille , nous avons vu que la base du calice endurci l'enveloppe et semble en faire partie [fug. 571). A une époque antérieure, du rétrécissement supérieur de cette base verte partait un limbe évasé et coloré ( fuj. 567, t) , qui plus lard se coupe et se détache à ce point. Autour et au-dessous de l’ovaire s'insèrent des étamines en nombre défini, dont les filets libres traversent ce détroit supérieur (/ içj . 867) sans lui adhérer (malgré l'apparence), et portent des anthères biloeulaires. L'ovule est unique et dressé (Jig. 567, o) comme la graine, dont l’embryon , enroulé autour d’un périsperme farineux, tourne sa radicule en bas vers le point d’attache [jig. 571 , ci. Nous ne mentionnerons les propriétés purgatives des racines de cette famille qu’à cause de l’opinion fondée sur cette connaissance ,
563. Fleur du Sarrasin (Polyqonum fagopyrum) coupéo verticalement. — c Calice.
- ee Élamines extérieures et inlrorscs. — el Étamine* intérieures et cxlrorses.
„ Appendices glanduleux. — o Ovaire avec sou ovule dressé g. — s Styles et stigmates