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008. Su cuiipc vers le milieu de su hauteur pour montrer l'agencement do ses lcdoils.
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nouissemenl ; leurs étamines à filets réunis dans une partie de leur longueur en un cylindre qui se soude inférieurement avec la hase des pétales, se termine supérieurement par un bord entier ou quinquélobé, et se divise extérieurement en un nombre plus ou moins considérable de filets, chacun terminé par une anthère réniforme, uniloculaire (pg. 284, 603), remplie d’un pollen à gros grains globuleux et hérissés ; leurs carpelles, verticillés autour d’un gros axe central en forme de colonne (pg. 375, 604) du sommet de laquelle partent les styles soudés ensemble, excepté à leur extrémité (pg. 355, 60 2 s), renferment chacun une ou plusieurs graines, dans lesquelles l'embryon sans périsperme reploie sa radicule entre ses cotylédons plissés {pg. 607, 608). Les feuilles alternes, stipulées, sont la plupart plus ou moins profondément lobées, et alors, en général fort sujettes à varier. Les diverses parties sont ordinairement tout imprégnées d une substance mucilagineuse qui leur donne les propriétés émollientes par lesquelles elles sont renommées. C’est à cetle famille qu’appartiennent les Gossypnim , dont les graines sont recouvertes de ce lacis de fdaments fins qui constituent le coton, si important pour l’industrie.
C'est aux Ityttnériacées qu’appartient l’arbre qui fournit le cacao ( Theobroma ). C'est son embryon charnu, oléagineux, de couleur brunâtre, de consistance de cire, qui, après avoir été torréfié, sert à la fabrication du chocolat, dans lequel on tempère par le mélange du sucre l'amertume assez intense de la matière. La pulpe huileuse qui, remplissant la loge, entoure les graines, participe un peu à leur saveur, et est employée sous le nom de beurre île cacao.
§ 587. Les Ternstrœmincécs se divisent en plusieurs tribus, dont l’une, celle des Camelliées, mérite de nous arrêter un instant par deux arbrisseaux qui s’v rapportent : l'un, le Camcllia, que la beauté de ses fleurs (nommées vulgairement roses du Japon) a mis à la mode, et dont la culture en conséquence a su obtenir de si nombreuses et riches variétés ; l’autre, dont bien peu do personnes connaissent les Heurs, quoique fort élégantes aussi, mais dont les fouilles sont devenues un des objets de commerce les plus importants do la terre, le TIa1. On sait qu'il est originaire de la Chine et que c’est elle qui le fournit à la consommation du monde, quoiqu'on ait commencé à essayer sa culture dans quelques autres pays, notamment au Brésil. La fouille, recueillie jeune, est légèrement torréfiée cl pressée pour la débarrasser d'un suc assez abondant, âcre et légèrement corrosif ; on l'enroule ensuite, et on la dessèche plus ou moins rapidement, selon qu’il s'agit do la fabrication du thé vert ou de celle du thé noir, pour lequel on emploie d’ailleurs des feuilles un
peu plus âgées el conséquemment plus ligneuses. Ainsi préparées, elles contiennent, outre plusieurs substances qui leur sont d'ailleurs communes avec toutes les autres feuilles, trois autres qui leur donnent leurs propriétés particulières: -1“ une huile essentielle, qui communique au thé son arôme; 2° de la théine , substance quaternaire , riche en azote puisqu’elle est composée de 8 atomes de carbone, I 0 d hydrogène, 2 d'azote, 2 d'oxygène; 3° de la caséine, autre substance azotée que nous avons appris ailleurs à connaître (§ 227). Cette dernière est insoluble dans l’eau chaude qui dissout les deux autres, les seules par conséquent qui se trouvent dans l'infusion du thé telle que nous la prenons. Ce n’est donc pas une boisson excitante seulement, mais elle est en même temps nourrissante, puisqu’elle peut contenir de la théine jusqu’à plus de 6 pour 1 00 du poids du thé employé, un peu moins en général, d’après sa qualité et le degré plus ou moins parfait de la dissolution. Cette propriété du thé, qu’on soupçonnait si peu autrefois, rend compte de son usage si général dans d'autres pays que la France, et du degré de concentration qu’on aime à donner à son infusion. Mais les Chinois et autres peuples asiatiques ne s’en contentent pas : ils mangent les feuilles ainsi bouillies. Or comme, après avoir été épuisées des principes solubles, elles se trouvent retenir la caséine, et en telle proportion que ce résidu peut en contenir 28 pour 100, il fournit un aliment plus riche encore en azote des 3/4 que la boisson.
$ 588. Les Aurantiacccs ont pour type l'Oranger, dont le fruit a reçu de quelques auteurs le nom d 'hespëridie et nous à déjà occupés plusieurs fois (§§ 412, 419, 428). 11 est à peu près le même dans la plupart des autres genres, sauf des modifications de forme, de grandeur, do couleur, de saveur; mais la variété de celles-ci est extrême, et c'est un exemple frappant de l'influence de la culture sur les fruits domestiques. Toutes les parties sont criblées de petites glandes vésiculaires ou cavités remplies d’une huile volatile, dont la nature peut varier suivant les divers organes , et qui parsèment les feuilles do points transparents au jour. Cos feuilles sont simples ou souvent composées, et nous citerons, à ce sujet, celles de l'Oranger, qui semblent dans le premier cas, mais oii la présence de doux rebords foliacés sur le pétiole et l’articulation du limbe au-dessus d’eux indiquent clairement une feuille trifoliolée. Leur bois est dur et compacte , et, comme tel, employé en ébénisterie : par exemple, celui du Citronnier.
Fasjiu.es. Tableau XI.
POLYPÉT ALES PE7UGYNES.