ÉTAMINES. ANTHÈRE
sont très variables: tantôt égal à elles en longueur, il les unit complètement d un bout à l’autre ; tantôt il est plus court quelles, et peut alors se réduire à un point (fig. 274, 275) ou à une courte ligne; tantôt, au contraire, il prend un grand développement, et dans ce cas il suit ordinairement la direction du fdet, et se prolonge au delà des loges en une arête ( fig . 279), ou en une masso plus ou moins épaisse rappelant la forme d'une massue ou d une langue (fig. 280), d'un cône (fig. 281), etc., etc., ou en une expansion membraneuse (fig. 290 cj ; mais plus rarement il s’étend perpendiculairement au filet, figurant ainsi le fléau d’une balance qui porterait une loge à chaque extrémité (fig. 282 c).
Nous verrons plus tard que le connectif se distingue des loges par sa structure ; mais il s’en distingue aussi au premier coup d’œil par sa couleur, qui tranche sur le jaune plus ou moins foncé, teinte la plus ordinaire de ces loges.
§ 350. Lorsque les loges tiennent au connectif par la plus grande partie do leur longueur, on dit qu’elles lui sont aclnées ; lorsqu’il ne les réunit que dans un très court espace, qu’elles sont libres ou mieux distinctes. Le point d’union peut être alors situé, ou vers le milieu des loges ou en bas, et alors elles sont dressées ; ou en haut, et alors elles sont pendantes. Si, liées dans toute leur partie moyenne, elles deviennent libres à leurs deux extrémités, elles figurent un a' allongé (fig. 278! ; si, liées dans toute leur partie supérieure, elles ne le sont pas à leurs bouts inférieurs qui s’écartent plus ou moins, suivant que ces bouts sont aigus ou obtus, elles sont dites sagitlées (fig 279) ou cordiformes (fig. 27fi, 273, 298); ce dernier cas est extrêmement fréquent.
§ 351 . Lo connectif et le filet peuvent se continuer ensemble en conservant la même direction et à peu près la même épaisseur : alors, dans le cas où les loges sont aclnées, l’anthère ne peut changer do position par rapport au filet; elle est immobile (fig. 277, 280, 288). Mais le plus souvent 1e sommet du filet vient en s’amincissant so terminer sous un angle très aigu à un point du connectif, vers son milieu (fig. 242 e), ou plus près de l’une de ses deux extrémités. Il arrive alors que l’anthère finit par faire la bascule sur le filet, et prend des positions diverses suivant les divers mouvements imprimés à la fleur; elle, est alors oscillante (versatilis [fig- -283, 242]!.
^ 352. Lorsque l’anthère est uniloculaire, lo filet vient, s’attacher directement à un point de la loge unique (fig. 283). On conçoit qu on ne doit pas alors chercher do connectif: il peut néanmoins être représenté par un corps différent du reste du filet, ntermediaire entre lui el la loge: et il est. a présumer, dans ce cas,
que si ce corps ne porte pas une seconde loge placée symétrique ment, c’est quelle ne s’est pas développée. En effet, on en trouve quelquefois la trace ; par exemple, dans les Sauges, où le balancier qui forme connectif porte à l'une de ses extrémités une loge bien conformée et remplie de pollen, à l’autre une loge défigurée et sans pollen (fig. 282): en pareil cas, l’anthère n’est uniloculaire que par avortement. Il faut aussi prendre garde de la regarder comme telle dans deux cas tout à fait opposés où la méprise est facile, celui où les deux loges, écartées l une de l’autre, pourraient être prises chacune pour une anthère distincte (dans YAdoxa, par exemple), celui où , au contraire , elles se continuent en se confondant par leurs bases, et semblent ainsi n’en former qu’une seule.
§ 353. On appelle déhiscence ( dehiscentia ) l’acte par lequel les loges de l’anthère s’ouvrent pour se vider. Nous avons dit que c’est le plus souvent par une fente dirigée suivant leur longueur. Cette fente, dont la place et la direction sont indiquées à l’avance par une ligne ou strie (fig. 276, 1 ; 277), regarde naturellement du côté opposé à celui par lequel la loge est attachée soit au filet, soit au connectif. Dans la plupart des cas, les loges étaient parallèles ou inclinées un peu obliquement par rapport au filet ou au connectif: mais si elles viennent à s’incliner davantage et prendre une position qui se rapproche de la perpendiculaire (fg. 299 a g), la ligne de déhiscence prendra la môme direction: on dira que l’anthère s’ouvre longitudinalement ( longitrorsùm ) dans le premier cas (fig. 280), transversalement ( transversè ) dans le second (fig. 284); et c’est dans ce dernier que la fausse apparence d’une loge unique peut résulter de ce que les deux fentes transverses semblent quelquefois se continuer.
La loge ne se fend pas toujours dans toute sa longueur à la fois : mais les lèvres de la fente, qui s écartent en bas ou en haut, restent plus longtemps unies dans le reste de leur étendue, et la déhiscence semble alors se faire par une ouverture inférieure ou supérieure [fig. 290, 292).
D’autres fois, il n'y a ni fente ni ligne qui l’indique. Chaque loge a son sommet, par une solution de continuité des parois qui la forment, se perce d’un trou ou porc , par lequel elle se vide, parexemple, dans les P y roi es (fig. 226), dans les Solanum, dans le Poranthera [fig. 287). D’autres fois, par exemple, dans le Tetratlieca juncea (fig. 238', ces pores se confondent en un seul, issue communedes loges de l’anthère.
Enfin, dans un très petit nombre de plantes, une certaine portion des parois se circonscrit, puis se soulève en manière de châssis qui se détache complètement du reslo, fixé seulement par I un do ses bords L’anthère du plusieurs Lauriers (fig. 289) montre deux de