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MODIFICATIONS DANS LA STRUCTURE DE LA TIGE

Cette disposition, on le voit, est bien différente de celle des Dicotylédones (fig. 59), car chez ceux-ci les parties ligneuses les plus centrales sont les plus récemment formées et

Fig. 58. Fig. 59,

Fig. 58. — Marche des faisceaux fibro-vasculaires dans la tige des Monocotylédoncs.

Fig. 59. — Marche des faisceaux fibro-vasculaires dans la tige des Dicotylédones.

aboutissent par conséquent aux feuilles les plus élevées, qui sont, on le comprend, les dernières épanouies.

L’étude qui vient d’être faite de la structure de la tige des Monocotylédones suffit à expliquer le mécanisme de sa croissance. Celle-ci est très faible dans le sens transversal et due seulement à un léger épaississement des faisceaux isolés, l’élongation se faisant d’ailleurs de la même façon que celle des Dicotylédones.

Croissance en hauteur et en largeur.

Modifications dans la structure de la tige présentées par certaines Monocotylédones. — La structure qui vient d’être indiquée pour la tige des Monocotylédones, n’est pas sans offrir, comme on va le voir, quelques exceptions.

1° Dragonniers. Ces plantes, contrairement à ce que nous venons de constater dans la majorité des Monocotylédones, ont une tige d’un diamètre souvent considérable, et nota-

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blement plus gros à la base qu’au sommet. L’accroissement en épaisseur paraît dû surtout à ce que, indépendamment des faisceaux qui se rendent aux feuilles, il s’en forme à chaque période végétative une autre zone en dehors d’eux, laquelle a pour effet d’augmenter le diamètre de ces arbres. On cite, dans l’île de Ténériffe, des Dragonniers (Dracœna) qui ont jusqu’à 6 et 8 m. d’épaisseur, soit 18 à 24 m. de circonférence, à la base.

2° Graminées. La tige de ces plantes offre quelques particularités intéressantes; dans presque toutes, le parenchyme central se rompt et se détruit par suite de l’amplification des parties extérieures; à sa place se voit un large espace vide, et la tige est dite alors fistuleuse ; telles sont celles du Blé et de nos autres céréales, où elles sont connues sous le nom de chaumes. En outre, au niveau de la naissance de chaque feuille, la cavité centrale est fermée par une cloison transversale, une sorte de plancher très résistant, formé par les ramifications des faisceaux fibro-vasculaires qui s’y entrecroisent, disposition qui donne à toute la tige une bien plus grande solidité. Cette particularité anatomique est des mieux caractérisées dans le Bambou (tig. 38), qui appartient à la môme famille. Ces cloisons sont assez épaisses et résistantes pour que cette tige, coupée par tronçons dans les entre-nœuds, puisse servir d<j vases naturels très solides.

G. Acotylédones.

Tiges des Cryptogames cellulaires et des Cryptogames vasculaires. — Au point de vue de leur structure, ces

Fig. CO. — Tige fistuleuse de Roseau ( Phragmites communia).

/, vue extérieure ; k, nœud ; s, s, entre-nœud ; 11, coupe longitudinale; w cloison transversale.

TIGES DES CUYPTOGAMES

plantes, les plus inférieures du règne végétal, se répartissent en deux groupes, les Cryptogames cellulaires et les Cryptogames vasculaires.

Fig-. 61. — Port des Fougères arborescentes.

TIGE

Les unes, en effet, sont entièrement formées cb cellules qui peuvent se modifier légèrement, s’allonger plus ou moins, épaissir leurs parois, mais qui ne vont jamais jusqu’à prendre la forme de vaisseaux ; tels sont les Lichens, les Champignons, les Algues, les Mousses.

Les autres offrent des éléments vasculaires différemment disposés suivant l’ordre auquel ils appartiennent; ce sont les Lycopodiacées, les Prêles, les Fougères, etc.

Tige Prenons comme type de la structure des Acotylédones des Fougères. pune ^ ces ^gPes Fougères auxquelles leur port a fait donner le nom d’arborescentes. On voit à l’extérieur un

Fig. 62. — Structure de la tige des Fougères ; A, tronçon de Fougère, sur laquelle se voient les cicatrices des feuilles après leur chute ; B, coupe transversale de la tige, présentant, en dedans de l’écorce, des faisceaux libro-vasculaires disposés circulairemcnt et séparés les uns des autres de façon à laisser la moelle, qui forme la plus grande masse de la tige, en communication avec l’écorce.

épiderme, le plus souvent masqué par de larges écailles et marqué par de nombreuses cicatrices ovalaires résultant de la chute des feuilles; puis vient une écorce très résistante, formée, en dehors, de cellules polyédriques, et en dedans, de cellules allongées en fibres. On voit ensuite une zone de gros faisceaux fibro-vasculaires ayant chacun la forme d’un croissant dont les extrémités sont tournées vers l’extérieur. Tous ces faisceaux communiquent entre eux, dans leur course longitudinale, par des anastomoses, de façon à former un cylindre creux, comme treillissé par suite de la présence de fentes étroites ménagées sur sa paroi.

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