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Bouddhisme

Je réunis ici, en y njoulant quelques (lé\'eloppements etune modeste documentation, les leçons que i'ai faites à V Institut Catholique de Paris en maijuin 1908. Mes confrères démêleront aisément ce qui est truisme, hypothèse inévitable ou conjecture hasardée; mais je crois utile, pour les profanes, et encore que ce ne soit pas de style, de donner une sommaire appréciation de mon travail. Il ne faut pas quon se méprenne sur la. valeur actuelle des études religieuses indiennes en général, et sur la valeur que j'attribue à mes propres recherches.

Les considérations sur V ensemble de la philologie bouddhique qui forment V Introduction, à défaut de nouveauté, ont du moins le mérite d'être très justifiées. Au contraire, l'esquisse de l'enseignement de Çâkyamuni, précédée d'une discussion de V authenticité du canon pâli (Chapitre premier), est très loin de me satisfaire :j'y vois, dès aujourd'hui, des ine.vactitudes et des lacunes, et sans doute je la jugerai plus sévèrement dans quelques années. Mais on ne peut

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rendre compte des philosophies bouddhiques sans traiter des origines, et, tout compte fait, je crois ai>oir indiqué les divers points de vue et avoir fait mon choix avec prudence. Le malheur, c'est que, pour avoir de ces questions une impression exacte, la lecture des originaux est nécessaire, car il faudrait unhiengrand talent pour communiquer cette impression à ceux qui ne peuvent pas se la former par eux-mêmes. Les systèmes philosophiques, avec les causes qui ont favorisé leur développement (Chapitre II), sont décrits trop brièvement, mais, f ose V espérer, sans inexactitudes fâcheuses. L'ancienne mythologie et l'ancienne dévotion se prêtent mal à une description précise; on est ici dans V inconnu. Nous en disons ce qui parait indispensable à l'intelligence du Grand Véhicule historique, bouddhologie et « carrière des futurs Bouddhas » i Chapitres III et IV), sur lequel on n'a pas à craindre de graves méprises. Enfin, on ne pouvait négliger les relations du Bouddhisme avec le surnaturel et le paganisme hindous, relations si intimes qu elles ont abouti au syncrétisme des Tantras ( Chapitre V): faipeut-être rencontré ici quelques aperçus nouveaux et utiles ; mais il ne faut pas oublier que le sujet, obscur en soi, na pas été beaucoup étudié.

On voit du reste pourquoi ce volume est intitulé : Opinions. Je veux me réserver pleinement le droit du reviser les jugements que je crois pouvoir porter sur le Bouddhisme, tant le préhistorique que l'historique.

Par (( dogmatique », j'entends surtout les théories

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