Aslasûhasrikâ, p. 334; De Groot, Code du Mahàyâna, p
CONVENTUELS ET FOKESTIERS 355
conceptions et les pratiques superstitieuses, car elle ne contenait, dans son fond, rien qui pût les remplacer.
Il faut encore tenir compte pour comprendre l'influence hindoue et en particulier la genèse du Tantrisme, d'un fait parfois ignoré ou négligé : si la doctrine bouddhique est insuffisante, les institutions disciplinaires ne sont pas ce miracle d'harmonie et d'unité qu'on a trop souvent admiré.
Sans doute, avec le noviciat, les précautions qui entourent l'ordination, la vie cénobitique, les réunions bi-mensuelles de lecture et de confession, l'ascétisme modéré, la sage réglementation des exercices méditatifs, la médiocre estime des pouvoirs magiques, — certaines branches de la Communauté étaient armées, en effet, ou s'armèrent pour braverles siècles, immobiles dans leur sagesse un peu étroite. Qu'on ait embelli quelques détails, que les sources mêmes nous offrent une image retouchée de la réalité, cela importe assez peu. Mais nous savons que les confréries bouddhiques, — « la Communauté des quatre points cardinaux », — constituent une Eglise non seulement sans pape, mais encore sans évéques et sans prieurs ^ ; nous