‹ Bouddhisme [microform]Chapitre 13 sur 186 · Voir, par exemple, Bodhicaryâvatâra, ix · texte numérisé non relu

Voir, par exemple, Bodhicaryâvatâra, ix

troisième corbeille, dite de « métaphysique » ou plutôt « d'explication des subtilités de la doctrine » (Abhidharma) : les deux collections sont indépendantes.

Aux canons proprement dits (section du Vinaya) sont annexés des suppléments qui contiennent une sorte d'histoire ecclésiastique des premiers temps, etqui notamment racontentdeux conciles. A la mort du Bouddha, les « anciens » ou « profès » de la Communauté, les sthaviras (on peut, à la rigueur, traduire : les presbytres)^ se seraient réunis à Ràjagrha pour « chanter en chœur » les textes sacrés : Ananda, le disciple bien-aimé de Çâkyamuni, aurait récité les « discours », et Upàli, l'ancien barbier de la jeunesse dorée de Kapilavastu, les livres disciplinaires. Cent ans ou cent dix ans plus tard, les «profès» se seraient réunis à nouveau, à Vaiçâlï, pour condamner des novateurs. Enfin, les écoles qui possèdent des Abhidharmas ont gardé le souvenir d'un troisième concile : pour l'école de Ceylan, à Patna, sous Açoka-le-Pieux^ le « Constantin du Bouddhisme », vers 231 de la mort du Bouddha (246 avant J.-C); pour Fécole du Cachemire, sous le roi à demi turc Kaniska, le « Clovis du Bouddhisme^ », au

1. Sui" la valeur du titre sthacira (pâli thera), voir R. 0. Franke, The Buddhist Councils, Pâli Text Society, 1908, p. 19.

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