‹ Bouddhisme [microform]Chapitre 19 sur 186 · Religions de l'Inde^ p · texte numérisé non relu

Religions de l'Inde^ p

chie. Jamais on n'a rien écrit de moins pensé que certains livres dits de « métaphysique » . Mais cet état d'esprit, qui rend si méritoires les nobles efforts de Mme Rhys Davids, pour ne nommer qu'elle, est éminemment conservateur.

Les «discours », pour révéler plus d'imagination que les « métaphysiques », seraient bien \ pauvres si on n'y rencontrait, comme dit excellemment M. Oldenberg, « certaines paroles frappantes, certaines formules, expression des convictions bouddhiques sur les problèmes les plus importants de la pensée religieuse, et qui se retrouvent sans cesse répétés sous une forme fixée une fois pour toutes^ ». Ces passages semblent porter comme un cachet d'authenticité : la Communauté les monnaya en billon. Ainsi s'explique l'uniformité fastidieuse des livres. Les mêmes tendances domineront dans les milieux à proprement parler scolastiques, du moins à Geylan. En somme, la dogmatique de Buddhaghosa, au v*' siècle de notre ère (?), malgré l'influence probable des écoles du Nord, n'est que la systématisation, d'ailleurs tendancieuse, des « discours». Les écoles vivent sur leur fond, sur la parole sacrée qu'aucun bouddhiste ne contestera jamais ; elles ont, sur divers points, modifié l'équilibre primitivement établi entre les diverses thèses de l'édifice,

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