‹ Bouddhisme [microform]Chapitre 54 sur 186 · Oldenberg- Foucher, p · texte numérisé non relu

Oldenberg- Foucher, p

2. Je dirai, si on m'y pousse un peu, une place pi'épondérante, en faisant toutefois bien des l'éserves .«ur la notion de néant. — Les Sùtvas du Grand Véhicule, quand ils décrivent les doctrines du Petit Véhicule, établissent un rapport étroit entre la « domination de soi-même » {âtmadama), le « calme » (ça/natha) et le parfait nirvana fparinircâna)^ Astasâhasrika, p, 236.

Il8 l'eNSEIGNEMEIST DE ÇAKYAMUNI

ranéantissement; il est défendu de désirer un bien d'ici-bas : « Qu'est-ce que le mal? c'est ce qui est fait en vue d'un bonheur de ce monde ^ » ; il est défendu de se complaire dans la perfection morale et dans la paix. D'après un texte du Majjhima, les pieux solitaires souillent leur pensée quand ils constatent qu'ils sont purs ^, par conséquent aussi quand ils se réjouissent de « vivre sans inimitié dans ce monde plein de querelles », quand « ils goûtent, au pied d'un arbre, ou enfermés dans la chambre de méditation, ce bonheur auquel les dieux portent envie ». Bien plus, et en propres termes, Çâkyamuni condamne les brahmanes et les religieux qui prétendent jouir du nirvana d'ici-bas par la possession bienheureuse des mêmes extases qui sont louées et expliquées dans le canon^.

Si donc il est arrivé aux bouddhistes de regarder en face l'idée d'anéantissement, — c'est probable, puisque Çâkyamuni condamne cette idée comme hérétique, mais ce n'est pas certain, car elle est exprimée bien plus crûment dans les Upanisads que dans nos textes, — si surtout ils ont contemplé dans le nirvana le grand bonheur de ne plus revivre, et choyé l'idéal du saint égoïste et béat, ce sont là seule-

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