‹ Bouddhisme [microform]Chapitre 58 sur 186 · The Essence of Buddhism, Madras · texte numérisé non relu

The Essence of Buddhism, Madras

126 l'enseignement DE ÇAKYAMUm

confondu rhomme ordinaire, qui renaîtra, et le saint, qui ne renaîtra pas; nulle part on ne rencontre l'affirmation liette que le nirvana est le néant. Admettre que le Bouddha fut un matérialiste, à la façon des Càrvàkas, alors qu'il damne sans merci les partisans de l'anéantissement à là mort, et qu'il ait placé le nirvana de ce côté-ci de la tombe, le nirvana^ séjour exempt de naissance et de mort, c'est lui prêter une ironie, non pas socratique, mais du plus improbe renanisme. Les choses sont plus compliquées: l'Omniscient ne se laisse pas entendre aisément; il en est de sa psychologie comme de son image plastique. Si hellénisés que soient ses traits dans la statuaire du Gandhâra, ils gardent quelque chose de déroutant et de mystérieux. — La seule chose qui soit sûre, c'est que les moines du Petit Véhicule croient à la transmigration ; ils répètent, sans bien s'entendre eux-mêmes, qu'il n'y a pas de « moi » ; ils aspirent à un nirvana dont le calme béat des saints n'est que l'avant-goût, qui est « le meilleur », bien qu'il ne soit ni existence ni non-existence. Ne violentons pas les faits ; c'est les violenter que d'établir, parmi les discours du Bouddha, une échelle de véracité, une hiérarchie de valeur qui ruine la croyance à la transmigration et dépouille le nirvàjTLa de son mystère. Les bouddhistes ont

usé et abusé de la distinction des deux enseignements et des deux vérités ; mais ils sont restés obstinément fidèles à deux dogmes, qui sont, pour eux, des vérités de sens commun :

les hommes ordinaires vont de vie en vie, toujours malheureux ; les saints sont à jamais délivrés de la souffrance.

N'isite d"indra.

(Co))iparc7' page 2yj.)

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