Voir ch. V
2. Sarvajna, Satyavâdin, — L'épithète Svayambhù « Celui qui existe par soi-même» (Milinda, p. 214, trad. ii, p. 6, Sukhâvatï, 24, 3, etc.) caractérise la connaissance du Bouddha, indépendante de tout enseignement; plus tard, dans l'école dite théiste, elle accuse l'identification du Bouddha et de Brahmâ.
3. Edmund Hardy, Buddha; R. Pischel, Biiddha, p. 52; Kern, I, p. 1 : Le Bouddhisme est, ou prétend être, une doctrine de salut, proclamée par un maître qui ne peut se tromper, . . ; Manual, p. 50... For Buddhism is professedly no rationalistic System, it being a superhuman (uttarimanussa) Law founded upon the decrees of an omniscient and infallible Master...
FOI, RAISON, INTUITION l33
Certain moine voulait apprendre où le monde s'arrête, la limite que ne dépassent pas les éléments ; grâce aux facultés magiques, il monta de sphère en sphère, interrogeant les dieux, jusqu'au ciel du grand dieu Brahma ; — on sait que les bouddhistes n'ont jamais contesté l'existence et le pouvoir des divinités hindoues ; • — Brahma, comme de juste, renvoie le moine au Bouddha : « Gomment, tu fréquentes le Maître et tu viens me trouver! retourne sur la terre, expose-lui tes doutes et tiens-toi à ce qu'il dira ! » et le Maître se moque agréablement du disciple incrédule : « Tu as fait, lui dit-il, comme ces oiseaux que les navigateurs emportent pour explorer la côte ; on les lâche et ils reviennent aussi longtemps qu'ils n'ont pas découvert la côte : de même tu as été chercher une réponse chez le dieu Brahma et te voici de retour auprès de moi M »
A qui s'adresser, sinon au « maître des hommes et des dieux » ? Brahmanes et philosophes se disputent et n'aperçoivent que des fragments de la vérité. Certain roi des anciens jours imagina pour les convaincre d'ignorance un artifice ingénieux. 11 fit venir tous les aveugles de la ville et les disposa autour d'un éléphant : celui qui touchait la tête déclara : «L'éléphant est comme un pot à eau » ; ceux qui touchaient les