CHAPITRE VI
l'action URATOIHE DE HOl HDAI.OL'E
Jugement sur la façon dédire du célèbre prédicateur. — L'importance de l'action dans l'éloquence. — Les idées de Cicéron sur ce sujet. — Nécessité de la mémoire. — Bourdaloue ne manquait
[âges.
pas de mémoire et ne prêchait pas les yeux fermés. — Coiii))ien son action était goûtée. — Des critiques tard venus, ont battu en brèche lUpinion universellement reçue. — Les Dialor/ues de Féneion. — L'éloquence de la chaire était alors à son apogée. — Répondait-elle a l'idéal de Féneion? — Quels auraient été ses c/esiderafa d'après Sainte-Beuve? — Le xviii' siècle ne découvrit pas le portrait de Bourdaloue dans le second Dialogue. — Ce ne fut que longtemps après sa mort qu'on attaqua son action oratoire. — Les contradictions de l'abbé Maury. — Le poi trait de Féneion ne se rapportait pas à Bourdaloue. — L'éloge du prédicateur dans le Mémoire sur les occnp.itions de l'Académie. — Si, comme on l'a généralement cru, Féneion était l'auteur du Mémoire, quel démenti ne se serait-il pas donné? — Energiques et universelles protestations des contemporains s'ils eussent pu soupçonner cette attaque. — « Maury croyait deviner ce qu'il ne savait pas, il avait l'assertion hautaine. » — A cause de son prétendu défaut de mémoire, Bourdaloue aurait prêché les yeu.x fermés. — Seul le portrait de Jouvenet le représente ainsi. — Explications décisives. — Dans tous ses autres portraits, le prédicateur a les yeux tout larges ouverts. — A la suite de Maury, plusieurs critiques ont rabaissé l'action oratoire de Bourdaloue. — Fausseté complète de la légende du manque de mémoire et des j-eux fermés. — Il est des jugements qu'on ne revise pas 221