‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 58 sur 347 · Lettre de Pélisson · texte numérisé non relu

Lettre de Pélisson

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et littéraires^ le cardinal de Bouillon s'était mis à l'école de Bossuet, et celui-ci, après lui avoir donné ses conseils, avait résumé ses leçons dans un écrit intitulé : Sur le style et la lecture des Ecrivains et des Pères de V Eglise pour former un orateur-. Tout cela nous permet de supposer que le cardinal ne manqua pas d'aller entendre le sermon sur la Pensée de la mort, où Bourdaloue parla de M^"" de Péréfixe en termes émus. A cette époque, le duc d'Albret était nommé grand-aumônier de France ^ et mis ainsi à même par ses fonctions de suivre le prédicateur de la cour et de protîter de ses leçons. Sans aucun doute, le sermon du jour des Cendres fit partager au cardinal de Bouillon les sentiments exprimés par M""' de Sévigné; il j^ouvait trouver, dans la trame et dans la composition de ce discours, l'application des conseils donnés par Bossuet. Le prédicateur, avait, en effet, suivi le précejUe formulé par l'évêque de Condom : pour atteindre à l'éloquence, il faut « former le style et apprendre les choses^ ». Désormais, au cours des stations royales, le cardinal sera l'auditeur attentif et assidu de Bourdaloue, et, en le voyant au pied de sa chaire, le prédicateur pourra lui appliquer les paroles qui lui avaient déjà été adressées par Bossuet : « Pour un si grand prince de l'Église, et qui doit être une lumière de l'Église, il ne faudrait rien dire que de

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