UN SECOND SERMON € SUR LA MORT
13 mars, vendredi après le quatrième dimanche. — J'ai dîné aujourd’hui chez Me de Lavardin après avoir été en Bourdaloue, où étoient les Mères de PEglise : c'est ainsi que j'appelle les princesses de Conti et de Longueville, Tout ce qui est au monde étoit à ce sermon, et ce sermon étoit digne de tout ce qui l'écoutoit...,. Ah ! Bourdaloue, quelles divines vérités nous avez-vous dites aujourd'hui ? sur la mort ! Mme de La Fayette y étoit pour la première fois de sa vie, elle étoit transportée d’admiration ?.
Une première remarque s'impose sur l'heure (le matin) et les jours des sermons : Bourdaloue dut prêcher à Notre-Dame les vendredis de carême, puisque M” de Sévigné nous parle de ses sermons des vendredis, 27 février, 6 et 13 mars. D'ailleurs il est opportun de placer ici un détail que nous livre un avis inscrit à la fin de la Liste des prédicateurs de l'avent de 1686 :
Le Public sera’averty que l’on ne presche plus les grands Avents qu'à S. Séverin, S. Sulpice, S. Germain l'Auxerrois, et S. Eustache.
Faut-il en conclure qu'auparavant tous les avents des autres paroisses mêmes étaient de grands avents ? Faut-il surtout étendre aux carêmes, par analogie, ces différences postérieures à l’année 1686 ? C’est bien présomptueux. Tout au moins cette restriction concernant les avents, étant notifiée au € public » comme une nouveauté en 1686, il y a bien des chances pour que les diverses stations prêchées par Bourdaloue durant ses premières années aux paroisses de Paris fussent des avents et carêmes complets, non restreints à la prédication des dimanches.
Autre remarque : la conjecture insinuée dans l’édition de M" de Sévigné annotée par Monmerqué, pourrait avoir quelque fondement. Il est en effet à remarquer que, dans le carême imprimé, le sermon du cinquième vendredi * sur l'Éloignement de Dieu et le relour à Dieu «roule tout