‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 216 sur 367 · SECONDE STATION À LA COUR · texte numérisé non relu

SECONDE STATION À LA COUR

ce moment être à la préparation immédiate de son carême de la cour. Même averti depuis le temps « réglé par l’usage », un an ou peu s’en faut, il sortait à peine de l’avent de Saint-Jean-en-Grève.

Liste des Prédicateurs (p. 4). En la ville au Chasteau Royal du Louure, deuant Leurs Majestez. Le Reuerend Pere Bourdaloüe, lesuite 1.

Mercredi, 2 février. — Gazette, de Saint-Germain-en-Laye, le 5 février 1672.

Le 2 Feste de la Purification, la Reyne accompagnée de Mademoiselle d'Orléans, communia en la Paroisse de ce Lieu... & ensuite assista avec le Roy & Monsieur à la Procession qui se fit en la Cour du Vieux Chasteau.... puis à la Messe chantée par la Musique.

L'apresdinée, Leurs dites Majestez entendirent au mesme Lieu la Predication que le Pere Bourdaloïüe Jesuite fit avec le plus grand applaudissement de l’Auditoire.

Le carème, comme a fait justement remarquer M. l’abbé Pauthe ?, se continua à Versailles, Marie-Thérèse de France, étant morte à cinq ans, dans le château de Saint-Germain, le 1° mars, veille des Cendres *.

6 mars, premier dimanche du Carême. — La Gazette * signale une communion de la reine à la chapelle du château, mais rien n’est dit du sermon royal du premier dimanche, ce qui est bien un peu contre les usages de la Gazette. Est-ce que le deuil ou le prétexte du deuil (les condoléances officielles sont des 7 (lundi) et 12 (samedi après le premier dimanche *) aurait fait tomber ce sermon.

1. Giroust, comme nous le savons, prêchait à Notre-Dame, invité depuis le ter juin 1671, et Fromentières, à Saint-Gervais, en attendant l’avent au Louvre *.

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