V. plus bas, p
numéro du 24 février, annoncé que pour «la prochaine Campagne... le Roy voulant soutenir la Guerre contre ses Ennemis, avec un éclat qui réponde à la grandeur de cette couronne » il y aurait (trois püissantes Armées ! ». Mais ce n’est pas le fait d’avoir constaté à l’avent de 1670 que l’un des sermons sur l’Ambition a été prêché à la cour, qui me ferait repousser l’hypothèse d’une redite ; car fût-il certain que le même sermon sur l’Ambition avait été donné au carême de 1672, ce ne serait pas une raison pour l’exclure de celui-ci; ce serait présque un motif de l’y supposer encore. Voici en effet un document topique et certain, constatant que dès son second carême devant le roi, Bourdaloue osa des redites qui furent d’ailleurs bien accueillies. Le 14 mai 1674, Mascaron écrit
de Tulle à M" de Scudéry.
M. le cardinal de Bouillon me presse d’aller encore prêcher le carême prochain devant le roi à condition de ne prêcher que les sermons qui ont été les plus agréables au roi et m’y exhorte par l'exemple du P. Bourdaloue qui n'a presque rien dit de nouveau ce carême 2...
Voilà qui prouve aussi, et ce n’est pas pour nous étonner, que Louis XIV aimant à éviter toute espèce de surprise ou d’'imprévu, goûtait volontiers ces combinaisons qui lui donnait la sécurité d’une sorte de censure préalable à.
Nous savons aussi par cette lettre que le carême de 1074 diffère peu, sinon du précédent, au moins d’un mélange de sermons tirés des deux seules stations que Bourdaloue ait encore prêchées à la cour, l’avent de 1670 et le carême