L'EXÉCUTION DE ROHAN
de 1674. Rien d’étrange, par suite, étant donné que nous avons la certitude qu’un sermon sur l’ Ambition fut donné le 1/4 décembre 1670, que nous accordions à M. l’abbé Pauthe la « possibilité » de la supposition qu’il présente. La redite même n’en eût pas été une pour le roi, absent en 1070, mais rien ne nous dit que repris en 1672, le sujet, toujours actuel à la cour, pays des intrigues et des brigues, ne l’a point de nouveau été, à la troisième station que Bourdaloue y donaait. Toutefois nous sommes ici en plein domaine de possibilité.
Le P. Lauras ‘ place au 15 août de cette année le sermon des éditions sur la Dévotion à la Vierge ?.
Pour retrouver des faits certains, il faut venir jusqu’au 27 novembre, jour de l’exécution du chevalier de Rohan. L'histoire du complot ne touche en rien celle de la prédication de Bourdaloue, et d’ailleurs elle a été faite, à propos de la récente publication des Mémoires de du Cause de Nazelle *.
Dès le 15 novembre, en vertu de l’autorisation accordée à la sollicitation de la « famille du prisonnier », Bourdaloue est autorisé à le voir et « demeurer avec lui pendant tout le jour » mais le 26, veille du supplice, à trois heures et demie du soir, le condamné n’est point encore résolu à mourir. Le P. Talon avec sa vieille expérience du ministère des prisons, aidait Bourdaloue dans cette pénible tâche, et les deux religieux n'étaient point de trop pour assister ce mourant qui ne voulait point mourir *.
1. T. nu, p. 481. Nous ne discuterons ses arguments qu'en 1691 et 1692.