‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 274 sur 367 · Délibération du 4 mars (Picard, 1. c · texte numérisé non relu

Délibération du 4 mars (Picard, 1. c

418 CARÈME DE ROUEN

Une autre preuve nous est donnée des dispositions prises pour permettre au prédicateur de se faire entendre dans toute la nef, et le fait se rapporte sans doute au déplacement de la chaire que, malgré lopposition du chapitre, le peuple trait de sa place ordinaire, pour la rapprocher du centre de la nef,

7 mars. — Dès le lendemain du premier dimanche, malgré la forte voix du prédicateur, il fallut aussi sans doute empêcher que, la chaire placée devant un vitrail, le son des paroles ne se perdit. À moins encore que Bourdaloue ne fût incommodé par un de ces violents courants d'air qui ne sont point rares dans ces immenses Vaisseaux, un appel se faisant entre les baies vitrées, très mal closes et le portail sans cesse entr’ouvert. C’est peut-être là le sens de ce détail minime, que je cueille dans une pièce des Archives de la Seine-Inférieure?.

Elle est intitulée :

Memoire tant des payemens que des mises qui ont été faites depuis la sainct Michel 1676.

On y hit:

Le lundy 8 de Mars 1677 pour vingt aulnes de thoille verde calandrée pour faire un rideau pour mettre derrière la chaize du predicateur

a 18 £ lanlne Sales RE AE OP 18 £

Pour la façon et le fil dudit rideau . . . . . V'Édve

Du même livre de comptes, mais sans date, se tire un renseignement sur le Jubilé, dont la quinzaine apparemment fut placée sur la fin du carême :

1. « Le coustre (bedeau) sera admonesté de laisser dimanche la chaire du prédicateur à la même place où elle est journellement ».

On voit par cette partie de la délibération du 4 mars, que la chaire dans laquelle préchait Bourdaloue, n'était pas fixe et adhérente à un pilier de la cathédrale, mais qu'elle était mobile et susceptible d’être Wansportée d’un lieu à un autre. C’est ce qui confirme l'opinion généralement reçue que c'était la même chaire que celle qu'on voit aujourd'hui et dont la base est placée sur des roulettes.» (Picart, 1848, 1. ec)

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