V. ma Bibliographie crilique de Bourdaloue, p
J'ai fréquemment cité, et souvent avec l'unique référence: Sermons inédits et la page, quinze sermons qui ont paru dans la revue le Prétre, au cours des deux années dernières, et qui viennent d'être réunis en un volume. La pagination à laquelle je me réfère 1c1, n’est point celle de chaque fascicule isolé, mais une seconde, au bas des pages, qui court à travers les divers sermons et unit ainsi tout le volume. Quant aux sept autres sermons que j'avais publiés dans diverses autres revues et qui n’ont eu que des tirés à part isolés, ils sont toujours cités avec la référence complète à la revue d’où ils sont extraits. Sans avoir à en dresser la liste, je les signalerai, à propos des manuscrits qu’ils ont mis au jour, dans la Table des manascrits reconnus qui suit cette préface.
Les biographies et études littéraires sur Bourdaloue que j'ai eu le plus fréquemment à citer, sont, par ordre de mérite, s’il m'est permis d’assigner des rangs :
19 La thèse d'Anatole Feugère, Bourdaloue, sa prédication et son temps !. Bien que j'aie eu plus d’une fois à me séparer de lui, et qu'il reste même plus «d’une assertion à réfuter, cet auteur a des mérites qui demeurent indestructibles, Mais outre que nous n'avons pas le même point de vue, et malgré cette divergence de sujets, qui m'a empêché de le critiquer dans le détail, j'espère avoir donné les moyens de le compléter et de le mettre à jour.
2* Il en serait presque de même pour les deux excellents articles de Sainte-Beuve, au tome 1x des Causeries du Lundi. Pour lui, comme pour Feugère, — comme pour l'Ærstoire crilique-de la prédication
1. V. ma Bibliographie crilique, p. 20. — Je devrais placer au premier rang les diverses publications du P. H. Chérot, dont on trouvera la liste sous son nom à l'appendice bibliographique. Plus exactement et sans établir une comparaison entre des travaux d'ordre trop différent pour être mis en parallèle, je mettrais, bien que sur une ligne égale, toutes deux hors concours, ces œivres du P. Chérot et d'Anatole Feugère, avec cette différence, toute spéciale à mon point de vue exclusif, que le livre de Feugère m'eût détourné de mes études sur Bourdaloue, comme d'une matière épuisée, tandis que les ouvrages du P, Chérot, le Bourdaloue inconnu surtout, plus encore que la très savante annotation de la Correspondance, m'a révélé tout ce qui restait à faire et véritablement ouvert des horizons. — Je ne dois pas omettre de rappeler ce que j'ai dit plus haut du rôle d'initiateur que Me&r Blampignon a le droit de revendiquer, pour son Étude sur Bourdaloue, dans la question capitale des copies anciennes Ces trois auteurs méritent donc à mes yeux d'être placés, comme ex aequo, in capile libri.
de Bossuel, de Lebarq, — on ne le peut rectifier et corriger qu'en lui empruntant ses propres ressources
3et4° Deux autres auteurs cités davantage encore t, m'ont donné lieu à plus de critiques, le P, Lauras et le dernier historien ? de Bourdaloue, M. le chanoine Pauthe 3. Trop épris peut-être lun et l’autre de leur sujet, ils ne l'ont point toujours traité avec la rigueur nécessaire, prenant aisément leurs désirs pour des réalités et multipliant les hypothèses, sans les appuyer de recherches suffisantes, ni les distinguer souvent de points acquis et prouvés. Au risque de multiplier les arrêts et de donner beaucoup à la critique négative, celle qui déblaie sans construire, j'ai dû m'attarder souvent à prendre à partie ces deux ouvrages. C’est une explication que j'en veux donner tout d’abord moins qu'une excuse 4,
On trouvera dans ce volume, outre les notes courantes indiquées par des chiffres, au bas de chaque page, d'autres annotations rejetées à la fin de chaque livre et auxquelles renvoient des lettres minuscules, Cette combinaison épargnera aux pages de ce travail, au point de vue typographique, un morcellement trop considérable et des inégalités sans cela inévitables. Il va de soi que les notes remises
1. Pour la thèse de M. F. Belin, la Sociélé française au XVI siècle, d'aprés les sermons de Bourdaloue, la liste des rectifications sera plus courte, à cause de la différence des points de vue.
2, Le livre de M.F, Castets n'avait point cncore paru; son premier volume en promet un second qui lui réservera le titre de « dernier historien » de Bourdaloue.
3. V. l'introduction de ma seconde partie (p. 212) où je me suis arrêté plus longuement sur le livre de M. l'abbé Pauthe. Cest en effet en matière de chronologie que j'ai eu d'ordinaire le regret d'avoir à le réfuter Quant au P. Lauras, très consciencieux historien de son héros, et dont les recherches sont inappréciables, j'ai eu à me séparer de lui, et sur l'interprétation d'un certain nombre de documents, jugeant sa critique trop peu exigeante, et, dès la première partie, sur la position qu'il a prise relativement à l'authenticité de l'édition Bretonneau.
J'ai dùü sur ce point contredire aussi À. Feugère qui, sans l'avoir traité ex professo, ne s'est j'as assez réservé.
4. De ces retards et des résultats négatifs de ces contre-enquèêtes, il faut rendre responsable moins le critique, obligé à ces besognes stériles, que ceux qui par leur témérité aventureuse les ont rendues nécessaires. J'ai occasion plus d’une fois de m'en expliquer, ne m'excusant que de mon insistance, mais ia trouvant elle-même excusable, V. plus bas pp. 216, 253, 257, 398, etc...
ainsi à la fin des divers livres, sortes de pièces justificatives d'étendue variable, tiennent le milieu entre les appendices de plus longue portée et les références ordinaires, indication nécessaire d’une source ou réflexion courte, qui ne coupent point une lecture et ne ralentissent n1 ne distraient l'attention. Pour les notes de ces appendices partiels, elles sont de celles que désirent surtout, sinon exclusivement, les érudits. Grâce à cette disposition, sans impatienter ceux qui n'ont que faire de vérifier par eux-mêmes les sources et souhaitent seulement des résultats et des conclusions, je mettrai au courant des recherches entreprises et à entreprendre les spécialistes que n’effraient ni l'appareil des références multiples et minutieuses, ni les dissertations embryonnaires soulevées par les moindres explorations dans le domaine de l’histoire. Une foule de problèmes annexes à toute question un peu obscure seront de la sorte posés à part, J'imite ainsi Bretonneau, se résolvant à maintenir dans son édition, les Résumés analytiques un peu touffus des sermons de Bourdaloue, qu'il conserva toujours au moins abrégés : « Après avoir délibéré quelque temps, dit-il, on a conclu qu'il estoit bon de les faire, parce... que ceux qui ne voudroient pas s’en servir seroient maistres de ne les pas lire. » 11 n’est pas juste, en faveur de ceux qui préfèrent en croire sur parole un auteur sans pénétrer dans sa salle de travail, de priver les autres des moyens de contrôle et de vérification qu’un historien consciencieux ne craint jamais de fournir.