LES DEBUTS DE BRETTEVILLE DD
nom se rencontre plusieurs fois dans la Liste. Un autre
orateur, ancien confrère et premier éditeur de Bourdaloue!, :
l’auteur des Æssais de sermons résumés de divers prédicateurs contemporains, l'abbé de Bretteville, né au village de ce nom, près de Caen, débute aussi sar la Liste par des sermons aux Nouvelles catholiques, concurremment avec Fléchier. Celui-ci, de plus en plus en vue, aumônier ordinaire de la Dauphine, avait été remarqué à la cour, le 29 mai précédent, dans le sermon de la Pentecôte. Le Mercure, toujours exactement informé sur son compte, note comme une anomalie, jusqu’à en faire presque un trait de liberté apostolique, qu'il « n'y fit point de compliment au roi; » cette dérogation ne déplut nullement, et fut comme une manière originale de faire sa cour ?.
Bourdaloue (15 novernbre 1702), professeur de rhétorique à Caen et membre de l’Académie de cette ville (V. son discours Adversus invidos Normannorum censores, oralio habila dre 28 novembris 1743, in RRegio Borbonico Socielatis Jesu Collegio celeberrimae Academiae Cadomensis. Cadomi, apud Joan. Poisson, 1744). Dès 1750, et peut-être auparavant, il professait la rhétorique à Louis-le-Grand, et après la dispersion de ja Compagnie. de Jésus, sous son nom de l’abhé Jacques Lenoir-Dupare, publia un bon nombre de livres. Il mourut à Paris vers 1789. Une erreur d'éditeur le rattache à Bourdaloue, car trois de es sermons (ou des deux autres Duparc) ont été joints au livre publié sous le patronage de l'abbé Sicard, Sermons inédits de Bourdaloue, qui sont de Mascaron. Cf. ma Bibliographie critique, p. 15 et ci-dessus, p 497. Il faut remarquer parmi les ouvrages édités par lui, les Œuvres du P. Judde, cet héritier présomptif des papiers de Bourdaloue qui dut céder la place à Bretonneau (V. plus haut, p. 204). Serait-ce une vague tradition, mal comprise, relative à ces projets de Bourdaloue sur le P. Judde, qui a contribué à l'erreur d'attribution, si les manuscrits remis à l'abbé Sicard lui sont venus dans des papiers de l'abbé Lenoir-Duparc? (V. Sommervogel, 1. €, coll. 291-293.) On y signale sa rhetorique en ms. à la Bibliothèque de Dijon ; plus probablement c’est de Louis-le-Grand, non du collège de Caen, que ce cahier d'un de ses élèves s’est égaré en Bourgogne.